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 Touching the sky (Wesley-As)

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MessageSujet: Touching the sky (Wesley-As)   Mer 27 Aoû - 16:57



Touching the sky !


Wesley-As Δ Hildi


“The size of the storm that is buffeting us is absolutely huge and enormously dangerous . We who rescue others, lovers, sons and mothers, now we feel like the orphans ourselves.”


Un petit gémissement de mécontentement franchit ses lèvres, tandis qu'elle se recroquevillait un peu plus sur elle-même : elle avait froid. Elle essaya d'enfouir sa tête entre ses bras, mais fut immédiatement  interrompue dans son geste par une douleur lancinante au niveau de son cou qui la réveilla instantanément. Papillonnant lentement des cils, la première chose qu'elle ressentit, après cet horrible torticolis, fut cette impression qu'elle avait d'avoir la bouche aussi sèche que le sahara lui-même. Prenant doucement appuis sur ses coudes et relevant enfin son buste, il lui fallut une seconde pour admirer le paysage qui l'entourait, et une de plus pour enfin saisir la situation dans laquelle elle était. Un sentiment d’effrois l'envahit alors, tandis qu'elle se redressait prudemment en position assise. Dans un premier temps, elle regarda partout autour d'elle, espérant du plus profond de son cœur qu'il s'agissait d'un cauchemars. Le fait qu'elle soit totalement nue sous son manteau, ça allait, elle pouvait gérer (Elle était même assez fière de se dire qu'elle avait pensé à prendre son manteau) !  Néanmoins, elle avait beaucoup plus de mal à admettre que, effectivement, ses yeux ne la trompaient pas et qu'elle se trouvait bel et bien sur le toit de la ferme abandonnée.

Son cœur rata un premier battement lorsqu'elle se pencha un peu trop pour évaluer à quel hauteur environ elle devait être vis-à-vis du sol, puis un deuxième lorsqu'elle se rendit compte que la réponse à sa question précédente ne lui plaisait pas du tout.
S'allongeant sur le dos en espérant que ses sens se calmeraient d'eux-mêmes, elle passa ses mains moites sur son visage, cherchant d'une manière ou d'une autre à comprendre comment elle avait pu s'endormir sur le toit d'une vielle bâtisse. Dans son crane, lui revenaient quelques souvenirs de la veille, des moments anodins d'une journée banale à Calstery. Elle était allée voir Big Jim, un fermier du coin et l'avait aidé à retaper sa grange. En remerciement, ce dernier lui avait donné quelques cageots de fruits et légumes, et elle s'était faite la réflexion que toutes ces bonnes choses finiraient par pourrir si elles les destinaient à sa consommation exclusive. En fin d'après-midi donc, elle s'était rendue au camp, espérant partager quelques uns des ces dons avec les habitants. Mais la première personne qu'elle y croisa fut Wesley qui, en l'apercevant ne fit même pas attention aux baies qu'elle lui tendait et la convia directement à une de ses réunions oniriques et stupéfiantes (dans tous les sens du terme) et dont lui seul avait le secret. Et puisque à bien y réfléchir, elle n'avait en vérité aucune envie de rentrer chez elle mais nul part où aller tuer le temps en attendant, elle avait accepté.
Ce qui s'était passé après néanmoins, n'était qu'une suite d'images et de sensations confuses, dont elle ne pouvait dire s'il s'agissait de la réalité, ou de réactions chimiques dût à son cerveau qui n'avait pas été qu'enfumé. Elle se rappelait avoir passé un temps incertain à caresser la barbe du sois-disant gourou, en lui demandant continuellement si elle était faite de la même matière que les nuages. Elle se souvenait avoir, pendant un long moment, eu l'impression que la discographie entière de Simon & Garfunkel défilait dans sa tête par ordre chronologique. La suite ? Un énorme trou noir. Vu les égratignures sur ses jambes et la noirceur de ses voûtes plantaires, elle avait sûrement du courir pendant un bon moment pieds nus dans les bois, avant d'arriver à la ferme dans un sévère moment d'égarement.

Se décidant à rouvrir les yeux, un petit rire franchit tout de même ses lèvres lorsqu'elle se fit la réflexion que oui, effectivement, il y avait eu des matins  meilleurs. Au dessus d'elle, le ciel revêtaient ces couleurs à la fois bleu et orangés, qui annonçaient que le soleil n'allait pas tarder à se lever. Reboutonnant son manteau, la blonde finit par se dire qu'au final, c'était peut-être un mal pour un bien et qu'après la nuit mouvementée qu'elle avait du passer, elle s'en sortait de manière plutôt exemplaire. Dans son malheur, elle avait de la chance : le dénivelé de la toiture n'était pas si important, ce qui lui permit de rejoindre, sans trop de mal ni d'appréhension quant à une chute potentiel, le faîtage. Attendant la venue de l'astre de lumière, elle était même plutôt bien pour quelqu'un qui était en train de vivre ce qui devait être pire qu'un lendemain de cuite.
Glissant ses mains dans les grandes poches de son manteau, elle en ressorti un briquet et un paquet de Marlboro à moitié plein, qui n'étaient absolument pas à elle, mais dont elle ne se posa pas plus longtemps la question de la provenance.
Si elle s'était bel et bien mise au tabac à l'âge de treize ans parce qu'un beau garçon lui en avait proposé, elle avait arrêté l'année de ses dix-huit, parce qu'un autre beau garçon l'avait mise en cloque. Mais malgré cette longue abstinence, elle ne se gêna pas pour porter une des blondes à ses lèvres et l'allumer. Et tendit qu'elle inhalait la fumée sous les rayons ardents du jour qui pointait, il lui sembla que jamais encore, elle n'avait connu moment plus exquis.

Elle resta ainsi pendant un certain temps, à regarder au loin, seule avec ses pensées, avant de songer que le moment était peut être venue pour elle de redescendre. Regardant à gauche puis à droite, elle ne mit pas bien longtemps à sentir à nouveau la panique l'envahir : De là où elle était, elle ne voyait ni échelle, ni fenêtre, et ne savait donc, absolument pas quoi faire pour regagner la terre ferme. Écrasant son énième cigarette, de la manière la plus calme qu'elle pouvait en ce moment de crise, son attention fut attirée par un bruit venant d'en bas. Se penchant un peu plus pour voir ce qui s'y passait, elle fut un peu surprise mais surtout grandement contente de voir Wesley qui sortait de la grange. Décidément, les beaux garçons avaient tendance à la foutre dans une merde noir...

« Hé !! Grand Barbu !!!  » Lançât-elle dans  un petit rire à la fois paniqué, à la fois moqueur de sa propre situation : « Je ne sais pas comment je suis montée et je ne sais absolument pas comment redescendre !   »

par humdrum sur ninetofive


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MessageSujet: Re: Touching the sky (Wesley-As)   Jeu 28 Aoû - 16:53




« Do you ever long for true love from me
Everyday it's a-gettin' closer, goin' faster than a rollercoaster
Love like yours will surely come my way
Everyday seems a little longer. Every way love's a little stronger
Come what may»
Il y a des jours comme ça, où le ciel n’est ni bleu ni noir. Des jours où chaque couleur se détache de l’autre et forment un arc en ciel. J’ai vu en arc-en-ciel, paix glorieuse. Mes souvenirs sont abracadabrants et je me réveille dans le plus simple appareil étendu dans le foin. D’ailleurs, ça pique un peu. Je me suis redressé avec la sensation que quelqu’un m’avait piétiné ma tête. D’ailleurs, j’ignorais pourquoi je tenais une chaussure de femme à la main… Une chose certaine, cette pointure était bien trop étroite à mon pied. Je grogne légèrement, j’ai l’allure d’un vieil ours qui sort de plusieurs mois d’hibernation. Comment me suis-je retrouvé à poils dans la paille ? ma première idée libertine semble être la plus plausible. Mais, pourquoi suis-je seul ? C’était bien ennuyeux et surprenant à la fois. Alors je remonte l’échelle du temps dans ma tête, j’ai les méninges en compote je le crains. J’essaie de me souvenir aussi lointainement que possible. Certes, ma première gaufre était un souvenir un peu trop éloigné et sans réel intérêt pour comprendre ma situation, bien qu’à cet instant je me mis à rêver d’une de ces délicieuses pâtisserie avec de la bonne confiture confectionnée par cette vieille dame dans sa caravane déglinguée… Comment elle s’appelle déjà… Enfin, ce n’est pas le sujet du moment.

Tout commença d’une journée magnifique, celle d’hier je suppose. D’un soleil plaisant qui ne semblait vouloir ne dire qu’une chose : soyez heureux et extravagants. Je ne savais pas vraiment l’heure qu’il était, je pris une bonne douche très fraîche, si ce n’était pour dire glacée. Mais j’aimais cette sensation sur ma peau, je m’y étais habitué je crois. Je m’éloignais des démons qui me rongeaient autant que possible et pas que le confort fut une tentation, mais j’étais d’avis à changer de vie et même si j’en fus inaccoutumé les premiers temps je trouvai une satisfaction glorieuse dans les choses les plus simples. Puisque la nature fit l’eau de source froide ; pourquoi la modifier ? Elle était claire et pure. Elle me lavait de mes tords. Puis alors que je m’apprêtais à chasser le mauvais œil de l’esprit de mes chers disciples ; je l’aperçu. Je lui trouvais un air de mante religieuse dans sa robe verte ; elle était si élancée et fine. Pour moi, les mantes étaient des insectes majestueux. Une créature élégante qui me subjuguait à chaque fois que mes yeux purent se poser sur sa silhouette. J’aime ses courbes ; elles dansent à chaque pas. Ô que ça peut vite me donner le tournis ; je la regardais approcher mon doux rayon de soleil. J’avais cette fâcheuse tendance à toujours vouloir lui arracher les vêtements ; je ne pu retenir un sourire à cette chaude pensée. Elle vint les bras chargés de denrées fruitées et je n’y prêtai pas bien grande considération. Cependant je ne dérogeai pas à la politesse et la remercia de ce somptueux présent ; si bien que je l’invitai à ce joindre à notre petite festivité. Je le disais, c’était un jour heureux, un jour béni par la nature. J’allais donc déposer son offrande dans mon van quand nous partions ensemble quelque part en foret où l’on m’attendait bien évidement. Je leur avais préparé une recette qui les rendrait magnifiquement heureux et bien aise. Et je fis des bois un abri d’une terre prospère et radieuse. – Libérez votre nature, elle vous appelle. – Expliquais-je alors que le feu central dégageait une fumée apaisante qui fit dessiner sur leurs face à tous un sourire béat. Je n’y avais balancé pourtant que quelques tiges malades de mes plans de cannabis poussant joyeusement dans mon jardin. Plutôt opérant comme technique. J’en ressenti bien évidement moi-même les effets et pu continuer dans la sincérité la plus déroutante cette cérémonie mémorable.

Alors que certains entraient en véritable état de transe après s’être délecté d’un bouillon que j’eus fait macéré sur les flammes toxiques. Je n’en bu évidement pas ; poursuivant ce délicieux jubilé. Alors que certains s’écroulaient dans l’herbe au sol en discutant avec ce que j’appelais paradoxalement leur lucidité, d’autre se mirent plus à leur aise et évidement l’on pourrait qualifier mes liturgies d’orgies sans le moindre scrupule ; mais je ne touchai pas mes panégyristes qui furent libre de leur corps. Bien qu’il y en ait une à cet instant que j’aurais volontiers honoré. Alors que chacun demeura dans ses délires, je m’occupais de mon invité d’honneur que je savais que moyennement satisfaite ; alors je sorti quelque chose de spécial pour une femme qui l’était tout autant. Des petits champignons que j’avais moi-même butiné dans la forêt ayant des propriétés plutôt similaire au LSD, bien que l’on s’éloignait évidement de cette fabrication chimique dans des laboratoires douteux. C’était naturel et cet argument suffisait. Elle en prit une pleine bouchée bien que je doutais que ce soit raisonnable. J’en croquais à mon tour et puis… Nous avions marché tout deux après avoir éteins le feu. Riant de rien, riant de ce que chacun de nous pouvais voir dans son ‘trip’. Nous sommes arrivés bienheureux à la vielle ferme et nous nous sommes joyeusement roulé dans les fourrages. Puis elle s’était étendue sur mon torse, peau contre peau et sa main pelotant mes poils tandis que je jouais avec ses cheveux de soleil. Sa crinière brillait et m’éblouissait de son éclat. Puis je me souvenais que nous jouions. A quoi ? Je ne sais pas vraiment… Oh si je me souvenais à présent… Nous cachions nos vêtements, les dispersant de part et d’autre de la ferme, allez savoir pourquoi. Peut-être fussent les champignons ou n’étions nous juste que deux foldingues. Puis elle voulu mettre sa propre chaussure sur le toit (celle qui était actuellement dans ma main en toute logique des choses). Alors je la portai sur mes épaules. Elle posa son pieds sur le haut de mon crâne (d’où mon sentiment de m’être fait piétiné) pour se hisser en haut parce qu’elle y avait vu quelque chose. Probablement une licorne. Puis je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je l’ai laissé là haut je le crains…

Bonté divine. Je me relevais donc tourmenté par cette pensée, je ne trouve nul moyen de grimper sur le toit et tentais par tous les moyens de l’apercevoir. L’appela même en vain. Je soupirais alors, peut-être était-elle égarée dans la forêt. Je cherche nos vêtements et je trouvais une petite culotte qui était loin d’être la mienne. Et comme j’avais les idées très claires je la posai sur mon épaule avant de poursuivre mon exploration. Je trouvais mon pantalon accroché à un barbelé, quelle superbe planque n'est-il pas ? Pas du tout en évidence. Donc je l’enfilais avant de faire le tour de la vieille bâtisse quand j’entendis une vois venir du ciel. Mon ange est blond, j’apercevais son joli minois et ses lèvres se mirent à rire légèrement avant de demander de l'aide à sa façon « Ok, ne bouge pas. » Lui lançait-il avec des gestes un peu trop magistraux, probablement des restes des champignons divins de la veille. Je retourne à l’intérieur et trouve une vieille chaise, je monte dessus pour m’assurer de sa solidité te sautille un peu sur l’assise histoire d’être vraiment certains de son armature. Puis je la traine dehors, je grimpe et mes mains peuvent effleurer le haut du toit ; je lui lance alors aussi rassurant que possible « Allé viens ; je te tiens ça va aller ! » Certes, je la tiendrais solidement. Mais j’étais loin de penser que ce serait la chaise qui jouerait le rôle de traite et je ne méfiais pas attrapant les jambes de la jeune femme qui pendait pour qu’elle se laisse doucement glisser sans crainte contre moi. Grave erreur en soi. « Voila, là c’est bien. » Encourageais-je alors que nous courions à la catastrophe ; un accident que je n'avais pu prophétiser.
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MessageSujet: Re: Touching the sky (Wesley-As)   Sam 30 Aoû - 20:41



Touching the sky !


Wesley-As Δ Hildi


“The size of the storm that is buffeting us is absolutely huge and enormously dangerous . We who rescue others, lovers, sons and mothers, now we feel like the orphans ourselves.”



« Ok, ne bouge pas.  » Face au « conseil » de Wesley, elle se contenta simplement d'éclater d'un rire beaucoup plus franc que le précédent, le regardant avec ce petit air à la fois surpris et touché, et en levant les mains vers le ciel comme pour dire : Quoiii ? Il pouvait se rassurer : Elle n'avait absolument pas l'intention de bouger et comme il avait lui-même pu le constater, elle en était même dans l'incapacité. Néanmoins, voir le grand barbu aussi lucide qu'elle (la culotte qu'il se trimballait sur son épaule n'était qu'un détail) et se démener pour trouver un moyen de la sortir du pétrin dans lequelle elle s'était fourrée, l'avait quelque peu rassurée. Certes, elle devait avouer qu'elle avait quelques doutes sur les capacité du brun à trouver une solution aussi rapidement qu'elle aurait souhaité quand ils n'avaient que des mottes de foins sous la main, mais elle était assez heureuse de ne pas être seule, vu l'embarras dans lequel elle se trouvait. Combien de temps aurait-elle du attendre avant que quelqu'un ne la remarque sur le toit de cette vielle bâtisse ? Et combien même ça aurait été le cas, qu'auraient pensé les gens en la voyant simplement vêtue d'un manteau qui lui arrivait à peine aux cuisses ? Bien sur, contrairement à d'autres villes où la situation aurait été vraiment sordide et où, dans le meilleur des cas, elle aurait écopée d'une amande pour trouble à l'ordre publique et dans le pire pour exhibitionnisme, à Calstery personne ne lui aurait fait la moindre remarque. Mais elle était quand même satisfaite de pouvoir  régler cette histoire en tête à avec Wesley, dont la présence expliquait désormais grandement sa propre nudité.

Examinant ses jambes égratignés, Mathilda se promit dans un premier temps, de demander quelques explications à son barbu préféré sur le déroulement de la soirée qu'ils venaient de vivre...avant de de chasser aussitôt cette idée de son esprit. Si elle n'avait tué ni blessé personne, elle ne voulait rien savoir des douze heures qui venaient de s'écouler. De toute manière, connaissant les cas barrés qu'ils étaient, ce n'était sûrement pas la dernière aventure de ce genre qu'ils vivaient.

Un sourire barra à nouveau le visage de la jeune blonde lorsqu'elle repensa à la réflexion qu'elle s'était faite lorsqu'elle avait aperçu son ami sortir de la grange. Techniquement, « beau garçon » ne pouvait plus s'appliquer à un quadragénaire débonnaire. Dans le cas présent, l'utilisation des termes « Bel homme » aurait été plus adéquat, même si le changement d'expression ne modifiait en rien les conséquences pour Hildi. Bon, peut être que dans le feu de l'émotion, avait-elle été un peu injuste en décrétant que c'était lui qui l'avait foutu dans « la merde », même si avec le recul, la situation n'était pas si dramatique que cela, voir même plutôt cocasse. Surtout que, pour être sincère avec elle même, les rares fois où elle s'était retrouvée dans des situations peu accommodantes à ses côtés, jamais il ne l'avait forcé à quoi que ce soit; C'était toujours elle qui l'avait suivit les bras grands ouverts. La veille encore, s'était elle qui avait avalé comme des petits bonbons, les champignons qu'il lui avait proposé. Mais oui, les champignons...ça lui revenait maintenant !!
Glissant sa tête entre ses mains dans un gémissement plaintif (et fort pathétique disons-le), elle se demandait comment elle avait pu être aussi stupide. La réponse pourtant, était assez évidente : Wesley les lui avait présentés, elle les avait accepté; C'était aussi simple que cela.
Car malgré les doutes qu'elle avait sur le brun à être un véritable chaman comme il le prétendait, en agnostique confirmée et convaincue qu'elle était, elle devait bien avouer qu'elle avait une confiance « presque » aveugle en lui.

Aussi, quand elle le vit revenir fièrement armé d'une...chaise, la littéraire patentée qu'elle était ne pu s'empêcher de le comparer à un preux chevalier qui venait la sauver (On ne pouvait nié qu'à ce moment là, elle tenait parfaitement le rôle de la demoiselle en détresse), même si au final, la pilosité faciale de son camarade de galère, le reclassa dans l'imagination de la blonde, du stade de héro médiéval à celui de guerrier viking.
Bon, c'était un peu caricaturale et exagérée comme réaction, elle l'admettait parfaitement. Mais ceux qui n'avaient jamais été coincé sur un toit d'une hauteur incertaine, ne pouvait comprendre ce qu'elle ressentait à ce moment là.

Commençant à descendre alors le plus prudemment possible la toiture afin d'atteindre le rebord où les mains du brun l'attendaient, ça ne la dérangeait que moyennement de se dire que dans la position où elle était, le quadragénaire devait avoir une vue parfaite sur sa « lune ».
Malgré une pudeur toute relative, Hildi ne faisait pas parti des habitants les plus exubérants de Calstery, et n'était pas aussi à l'aise avec son corps que d'autres, qui ne se gênaient pas pour évoluer librement dans leur plus simple appareil, ou presque. Elle, elle était très heureuse dans ses robes vintage et autres vêtements que composaient sa penderie.
Pourtant, que Wesley les lui enlève régulièrement, ne l'affectait pas le moins du monde, loin de là. Car contrairement à certain, le barbu semblait être le seul à ne pas penser que son statut de veuve, lui avait soudainement fait revêtir une armure sacrée et une aura d’icône virginale à laquelle il ne fallait absolument pas toucher sous peine de..de...elle ne savait quoi.
Le brun lui, l'acceptait comme elle était, et sous des coutures qu'elle-même ne montrait habituellement à personne. Il la prenait comme elle venait à lui, qu'elle arbore son habituel sourire ou qu'elle le demande avec cette lueur de désespoir et de terreur qu'elle avait parfois dans les yeux. Il ne lui demandait rien en échange que son affection, qu'elle lui rendait de bonne grâce avec,toute la tendresse qu'elle avait pour lui.
Au fil du temps, Wesley lui était devenu nécessaire, presque indispensable, et elle savait pertinemment quand et comment s'était arrivé. Elle n'avait pourtant pas tant fumé que ça ce jour là, elle était calme, posée, à caresser sa chevelure tandis qu'il reposait sa tête sur ses jambes. Et d'un coup, sans même qu'elle s'en rende compte, tout en gardant ce sourire avenant qu'elle avait toujours, elle lui avait dit : « Le pire, c'est de m'être tant battue pour réapparaître et de parfois, préférer n'avoir jamais existé ...». Elle même n'avait pas compris ses mots et quand elle y repensait encore aujourd'hui, ne les comprenait toujours pas. Mais lui, avait ouvert les yeux et l'avait regardé avec cet air qui lui affirmait que lui, avait parfaitement saisi son message. Elle ne se rappelait pas des phrases qui lui avaient dites alors, mais à ce moment là, elle avait compris, elle avait parfaitement compris ce que venaient chercher ses disciples auprès de lui. Parce que même si au final, ça ne leur était pas adressé personnellement, Wesley donnait l'impression aux gens, d'être les personnes les plus importantes du monde.

« Allé viens ; je te tiens ça va aller !  » Il lui disait cela tandis qu'elle venait juste de basculer ses pieds par dessus la gouttière...alors oui, elle espérait bien que ça allait aller. « Ça ne peut pas être pire de toute manière » Lançâ-t-elle dans un petit rire alors qu'il lui rattrapait les tibias et qu'elle même, passait ses bras autour de ses épaules, bien contente de quitter les hauteurs.« Voilà, là c'est bien. » Mais à peine avait-il prononcé ces mots qu'elle entendit un petit « crack » sonore, et sans même qu'elle ait le temps de dire quoi que ce soit, elle  se senti basculer vers le bas. Certes, elle avait eu hâte de rejoindre le sol, mais pas à ce point et surtout pas de manière aussi brutale...Et douloureuse surtout.
« D'accord...on a définitivement fait mieux comme matinée...Ça va Wesley ? » Dit-elle un peu inquiète en se relevant tout doucement au dessus de lui...


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MessageSujet: Re: Touching the sky (Wesley-As)   Mar 2 Sep - 18:32



« Do you ever long for true love from me
Everyday it's a-gettin' closer, goin' faster than a rollercoaster
Love like yours will surely come my way
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Come what may»
J’ai eu beau travailler dans un cirque, je n’avais jamais tenu le rôle de l’équilibriste, pourtant c’était exactement ce que nous faisons. Je n’avais aucune vocation à ce genre d’acrobatie, bien qu’il m’arrive de jouer talentueusement les gymnastes avec la jeune femme au dessus de moi. Mon appui m’avait semblé solide et j’avais confiance. Comment peut-on avoir confiance en un objet ? Pourquoi pas après tout. Je pensais que la chaise serait assez vaillante pour supporter nos deux poids ; elle ne pesait pas grand-chose pourtant et moi non plus au bout du compte. Cependant, il en suffit pour venir à bout de l’un des pieds. Et au moment même où j’affirmais que tout se déroulait à la perfection (ce qui est relatif à notre situation), j’entendis un craquement des plus secs qui n’était, je le crains, qu’un présage de mauvais augure. Nous tanguions un peu, je m’empressais d’instinct de tirer la jeune femme un peu plus vers moi. Allé savoir pourquoi. Je n’aurais probablement pas du proposer à Mathilda de faire une chose aussi folle, en même temps, pourquoi être raisonnable ? Nous ne vivions qu’une fois et à force de ceinture et sécurité et d’airbag ; l’on s’ennui à mourir. Peut-être fut-ce mon esprit vagabond et libertin m’eut poussé à jouir d’une vue magnifique sous son manteau en lui faisant telle proposition. D’ailleurs… D’où venait ce manteau ? Bonté divine, ce n’était jamais évident de faire un puzzle de cinq cents pièces quand le tableau est aussi étroit qu’une soirée. Son rire raisonnait pourtant encore dans ma tête, un écho entre les os de ma boite crânienne ; quelle mélodie enchanteresse ; j’aurais bien voulu qu’elle l’entende elle aussi. Je sentais les veines de mon cerveau frétiller joyeusement ; j’affichais un sourire béat alors que nous chutions. Si elle pu se servir de mon torse comme bouclier ; moi je ne pu utiliser que l’euphorie pour me soustraire de cette douleur dans les reins. Ce n’était rien de dire que j’étais brisé à cet instant, un mal de chien à tel point que je me jurais que Jésus lui-même n’avait pu souffrir autant du haut de sa croix. A cette pensée ingrate, je ressenti violement la douleur. Humm… La peine savait se faire des plus exécrables !

C’est alors que mes yeux semblent enfin retrouver le chemin de la réalité et je pu voir la frimousse inquiétée de cette si délicieuse blondinette. A cet instant, je crois que j’aurais été tout bonnement capable de la demander en épousailles ; ce qui serait tout à fait absurde. Et je n’étais pas vraiment pressé de connaître le même funèbre destin que son défunt époux. Peut-être était-ce l’idée de malédiction qui poussa les hommes à ne jeter son dévolu sur la jeune femme ; ou par simple respect de mémoire de celui qui fut son mari. Mais je devais avouer me ficher pas mal du disparu ; j’estime que le monde des vivants ce doit de jouir de leur vie par définition. Et jouir, c’était ce que nous faisions régulièrement. Sans quoi, pourquoi exister tout simplement ? A quoi bon respirer si ce n’était que désolation et malheur qui vous attend ? J’aimais sa compagnie, elle n’était que grâce à mes yeux. Je ne dirais pas que je suis follement épris de cette femme ; mon cœur est déjà prit d’une certaine façon. Mais je l’affectionnais tout particulièrement, elle était précieuse à mon cœur et mon bien être. Je le lui rendais plutôt bien, du moins je le présume puisqu’elle ne se fait jamais prier pour revenir vers moi. J’avoue n’avoir jamais posé la question, la réponse n’est jamais rassurante si elle se veut sincère. Ce n’est pas qu’une histoire de dépravation, bien qu’elle m’inspire évidement bien des pensées de cet ordre ; elle est mon amie. L’une des plus précieuses qui soit. J’aime croire que j’ai une façon particulière de le regarder, comme personne ne le fera jamais. J’aime l’avoir dans mon univers, je ne veux pas la voir partir ; jamais.

Sa voix me parvient, une plainte de sa part et moi, je ne me sentais incapable de dire quelque chose, mais de ma bouche ne sorti d’un vague grognement comme pour manifester que j’étais encore en vie. Elle me demande si ça va, j’avais juste envie de lui répondre que j’allais atrocement mal, mais je demeurais une tombe. « Ehm… Au poil… » Finissais-je enfin par lâcher, ironiquement. Alors que je reprends conscience de mon corps, j’ajoutais plutôt évasif « Enfin… Si tu pouvais retirer ton coude de là ; j’irais bien mieux ma gracieuse… » Il était particulièrement inconfortable cet appuis sus-sternal qu’elle avait trouvé ; en fait j’avais la sensation que son bras allait me traverser le corps à tout instant. Tant pis pour les ecchymoses, je les avais bien mérités d’une certaine façon. Une tache parmi tant d’autres ; ils ne savent pas ces illustres naïf ce que c’est d’avoir de véritables balafres. Moi, je les portais à l’âme, des marques à sang qui me marquait à vif. J’aurais pu en crever, mais j’y trouvai au contraire la vie. Comme quoi, les choses sont délicieusement paradoxales. Vous pourriez également prétendre que j’y ai perdu la raison, mais êtes vous sur que la folie et mienne et non votre ? Je souffle de soulagement, quand elle pose son coude à coté de ma tête, j’ai l’une de mes jambes coincé dans la chaise ; j’ai connu plus confortable comme posture. « J’espère que ça valait le coup que tu ailles grimper là haut… » Soufflais-je avec un léger sourire sur les lèvres, la taquiner est un réel plaisir.

Je regardais ses beaux yeux, j’ai un peu mal aux cheveux. J’aime cette façon qu’elle a de me rassurer d’une certaine façon. Je sais qu’elle ne le fait pas exprès, j’aime juste qu’elle soit là tout simplement. J’aimerai qu’elle me promette de ne jamais partir. Mais je crois, que c’est une demande que je n’ai jamais su formuler non plus. Je n’ai jamais su demander tout simplement de m’aimer. Je vole l’amour, l’arrache, j’en extirpe les trippes et m’assure de leur splendeur de mes propres yeux. Puis je le garde, sur ma conscience. Pour l’éternité. De secrets infâmes qui forment mon bonheur. Comme tu serais belle, dans ton linceul. Ô je ne puis en douter. Mais je ne lui veux aucun mal, j’en ai jamais voulu à personne finalement. On se trompe, j’aime Hildi. Mais, pas assez fort, apparent. J’ai toujours cette sensation étrange d’être incompris ; oui… Je me sens seul. Sa mort est toujours avec moi, je le sens. Elle me console de sa présence, mais j’ai froid. Comme si, j’étais mort moi aussi. Je voulais la garder pour moi, moi seul. Elle était ma moitié. Personne ne me comprend. Je n’ai jamais été quelqu’un de bien et ici. L’on est incapable de lire mon âme, je ne suis plus le fils renié par sa mère, tel un monstre. Oui, je suis un monstre, mais personne ici ne le voit. J’ai appris, à demander amour en aimant. Heureux ; je le suis devenu par la rougeur de ses joues ensanglantées. Ô princesse, berce encore mes nuits de tes hurlements que j’étrangle de tant de passion, oh ma chérie, tu es mienne. Soyez le tous, soyez à moi. Je suis comme un père, je les aime tous tant. Je veux qu’ils m’aiment. Je veux aller mieux, juste aller bien…
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