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 A nous deux la lumière | Jona

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MessageSujet: A nous deux la lumière | Jona   Lun 6 Oct - 17:56

Idgie ∞ Jona
Elle souriait.
Rien n’aurait pu lui faire davantage plaisir que cet instant loin de tout, loin de la ville polluée et de ces hommes qui oubliaient combien la vie était précieuse. Elle, elle s’en rappelait chaque seconde de chaque jour et ne perdait pas de vue que le seul fait d’exister était une chance. Peut-être pour cette raison qu’elle n’en voulait à personne. Malgré la douleur et la haine, elle leur pardonnait. A tous. Même à ses parents, même à lui, elle leur pardonnait. Elle ne les aimait pas, non – comment aurait-elle pu ? Mais elle leur pardonnait. Et pour ce qu’ils lui avaient fait subir, c’était déjà exceptionnel.

Idgie souriait, donc, de l’un de ces sourires dont elle avait le secret, candide, presque espiègle. Elle huma l’air frais qui s’offrait à elle et esquissa quelques pas maladroits sur l’herbe, comme si elle le redécouvrait pour la première fois. Calstery n’était peut-être pas le paradis, mais c’était ce qui s’en rapprochait le plus. Tu t’en sortiras Idgie, tu t’en sors toujours. Les paroles de son frère flottaient dans son esprit, cette voix moqueuse, presque jalouse. Tant pis ! Elle ne l’aimait pas, elle lui pardonnait. Sa tête tourna vers la seule silhouette qui l’accompagnait, l’un de ses quelques compagnons d’infortune rencontrés ici, par hasard. Il se nommait Jona et ils vivaient ensemble depuis quelques temps, avec d’autres également, dans cette vieille bâtisse délabrée qu’ils appelaient maison. Idgie adorait cette vie, sa mère l’aurait détestée. Pourquoi tu souris ? Pourquoi t’es heureuse ? Cette même voix telle une complainte lancinante. « Tu es prêt ? » demanda-t-elle, soudain excitée. Personne ne refusait une telle excursion ! Personne, surtout pas Idgie.

Une excursion préparée, pour une fois. Elle aimait les départs précipités mais cette fois, cette fois, ils avaient prévu le coup. Ils partiraient rien que tous les deux sans destination précise et se laisseraient porter au gré des vents. S’il y avait bien un endroit au monde qu’Idgie préférait à Calstery, c’était bien la campagne de Calstery. Elle n’avait jamais quitté l’Angleterre, pas même lors de vagues sorties scolaires mais s’en moquait. Sa vie se jouait ici et maintenant. Pas par-delà les mers. Pas ailleurs. « Quand est-ce qu’on sera de retour, à ton avis ? » s’enquit-elle, un peu inquiète. Elle avait prévenu les autres qu’elle partait, mais elle ne leur avait pas dit quand elle rentrerait. Si elle rentrerait. Et si on s’enfuyait ? Si on partait définitivement, si on était heureux ailleurs ? Bien sûr, elle n’avait jamais parlé de ses pensées à quiconque, puisqu’ici, elle avait trouvé une seconde famille. Mais parfois, la mélancolie s’emparait de son corps et elle pensait à repartir. Idgie détestait rester à la même place. Elle étouffait. Elle préférait abandonner les gens avant qu’ils ne l’abandonnent. Une crainte ancrée depuis des années dans son cœur grand comme le monde. Cette angoisse de l’abandon, peur désespérante de ne plus être aimée, comprise. Idgie s’efforçait d’aimer presque tout le monde – en dehors de sa famille – en se disant que dans le lot, il y en aurait bien qui l’aimeraient en retour. Idgie préférait se taire plutôt que de dire ce qu’elle pensait, certains diraient hypocrite. D’autres diraient brisée. Elle, elle ne répondait pas. Se contentait de sourire comme si ça sauverait son âme. Se contentait d’espérer alors qu’elle le savait ! L’espoir rend les hommes fous. Il la rendait folle. Pourtant elle ne disait rien, pas devant lui, pas comme ça, parce qu’il ne la croirait pas. Elle avait peur qu’il la prenne pour plus cinglée qu’elle n’était déjà. Alors qu'ensemble, à eux deux, ils pouvaient tellement vivre ! Tellement accomplir. Mais aujourd’hui elle était prête, prête à partir, même si ce n’était qu’éphémère, que ça ne durerait pas. Prête à découvrir l’inconnu. Prête à tout…

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MessageSujet: Re: A nous deux la lumière | Jona   Lun 6 Oct - 19:59


A nous deux la lumière
Saez ▽ Rien que pour un instant... Que l'éphémère deviennent éternité...  
Le vent frai sur le visage. La liberté au bout des doigts. L’illusion qui te transporte hors du temps… Oui c’est ça que tu veux. Tu as besoin de te sauver d’ici, de suivre le chemin où te pousse ton adrénaline. Tu as besoin de dire stop, de t’échapper, de t’abandonner. Loin d’ici, loin de tout. Tu as besoin de reprendre ton souffle, celui que te porte le vent jusqu’au fond de tes poumons. Tu as besoin de gueuler. Oui de gueuler à la nature tout ce que tu garde au fond de toi. Tu as besoin de courir jusqu’a ce que tes jambes renoncent, sans savoir où tu vas. Tu t’en fiche de savoir où tu vas, pour peu que te sente vivre. Tu veux juste sortir d’ici, quitter la routine de l’endroit. Tu y es bien, oui, mais tu y étouffe. Cette ambiance malsaine qui te complait parfois, mais pas aujourd’hui. T’es pas satisfait, tu as besoin de plus. Tu as juste besoin de t’abandonner à la nature, qu’elle prenne possession de toi comme bon lui semble. Sentir l’air frai, l’humidité de l’air, la douceur de l’herbe sous tes mains. C’est mieux que toutes les conneries que tu peux avaler. Tu sature du chimique, tu veux du naturel pour une fois. Tu veux du vrai, du bon, du vivant.

Alors tu te prépare. Oui tu prépare à affronter l’inconnu. Mais tu es pas seul. Non y’a cette fille avec toi. Cette fille dont le nom chante à tes oreilles. Elle c’est déjà un morceau de douceur, elle t’apaise. Tu tiens à elle parce qu’elle fait parti de ces choses fragile de la vie que tu veux protéger. Tu sais pas vraiment ce qui te pousse à faire ça, tout ce que tu sais, c’est que tu veux être avec elle pour partager ce moment. Parce qu’elle, elle te comprend, elle aussi elle a ce besoin irrévocable de tout quitter l’espace d’un instant. Elle a pas peur, elle comme toi, elle sait qui faut se donner les moyens pour vivre. Faut s’accrocher et pas se laisser aller. « Oui. » Oui tu es prêt, tu es toujours prêt lorsqu’il faut partir. Y’a rien qui te retient nul part. Tu sais que tu vas revenir, pour elle, puis pour les autres, mais l’espace d’un instant tu as besoin de te tenir loin de ton quotidien… Tu as jamais visité la campagne de Calstery. Non depuis que tu es là tu bouffe du goudron à longueur de journée. Tu vis au rythme de la ville et ça comme à te dégouter. Tu veux revivre ce que ça te faisait quand tu étais plus jeune et que tu te laissais porter au grès du vent dans la campagne Britannique sans te soucier du temps qui passe, te laissant marcher sans savoir où tu vas… Justement c’est ça qui est bon, perdre la notion du temps et de l’espace.« Quand tu n’arriveras plus à me supporter je suppose… » Tu ris, mais tu sais que c’est possible. Ouais t’es un mec dérangé, mais tu sais aussi que ça lui fait pas peur… Alors tu te lance. Tu te prépare à quitter votre cage dorée. Tu la laisse passer devant toi sans perdre de temps. Tu veux pas rester ici encore une minute de plus. Alors tu te lance, tu repère la direction que tu dois prendre et tu fonce d’un pas assuré. Tu as hâte, alors tu te focalise là dessus et tu te vide la tête. Tu sais juste que tu es avec elle et que c’est tout ce que tu veux… Qu’importe où vous allez, qu’importe ce que vous faites ou vous dites. Elle a ce petit truc qui te fait ouvrir les yeux. Elle te montre que la vie peut encore valoir le coup et que rien ne sert de rester dans son coin à se morfondre. Elle est comme tu aime que la vie soit. Douce, un peu fragile, acide parfois, mais seulement parfois. Tu sais ce qu’elle cache au fond d’elle, et tu voudrais l’en libérer, comme elle te libère de ce qui te ronge quand elle est avec toi…

Alors tu marche, tes pas avalant le bitume sans que tu t’en rende compte. Vous êtes presque arrivé et de nouveau tu respire. Tu te détend, tu te laisse aller, tu savoure la saveur de la liberté retrouvée. « Tu verras, on sera bien. » Tu ne sais pas, tu dis ça sans savoir… Mais tu t’en doute. Tu sais que rien ne viendra troubler votre escapade. C’est comme une promesse que tu veux lui faire. Parce que tu veux pas qu’elle regrette de t’avoir accompagné. Oui elle aurait pu dire non et te laisser seul, mais elle a accepté. Alors tu veux qu’elle se souvienne de cet instant pendant encore longtemps.   
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MessageSujet: Re: A nous deux la lumière | Jona   Mar 7 Oct - 19:01

Idgie ∞ Jona
Elle lui faisait confiance. Elle aurait p’tête pas dû, non, comme elle n’aurait pas dû faire beaucoup de choses dans sa vie. Mais lui, elle lui faisait confiance. Impossible à expliquer à définir mais elle l’aimait, d’un de ces amours fraternels bruts et sans limites. Avec lui, rien ne pourrait lui arriver non ? Si. Même avec ceux en qui elle possédait une inégalable confiance, il pouvait lui arriver quelque chose. La preuve. Tu n’aurais pas dû le suivre ! Tu le mérite. Elle souriait jaune. Comme si c’était à cause d’elle, comme si dans cette putain de société du paraître, c’était de sa faute. Parce qu’elle était trop naïve, pas assez forte, qu’elle croyait que le monde était beau au lieu d’être une saloperie, elle le croyait, dans toute la candeur de sa jeunesse ! Avant, il ne lui était jamais rien arrivé. S’entendait bien avec tout le monde, des bonnes notes, des professeurs souriants, promise à un grand avenir ! Maintenant il n’y avait ni avenir ni passé, juste ce présent, ce présent coloré et plein de promesses, un présent aussi beau que la liberté. Elle laissa échapper un petit rire et hocha frénétiquement la tête, oui, quand elle ne pourrait plus le supporter, quand ce serait trop tard, quand elle voudrait rentrer. Mais pas aujourd’hui, non, aujourd’hui elle l’aimait bien, avec sa gueule de chien battu et ses tatouages de partout, un éclopé de la vie comme elle, qui n’avait rien demandé, juste un mec parmi tant d’autres qui n’avait pas eu de chance. Parce que la vie, c’était qu’une histoire de chance, rien d’autres, certains avaient la vie parfaite, une famille, d’autres morflaient parce qu’ils n’avaient pas eu de chance. Et pour elle-même, pour Jona, et pour tous les autres de Calstery, Idgie aurait aimé hurler, hurler, ouvrir les vannes tu comprends, de tout lâcher. Mais ce monde n’écouterait pas, il n’avait jamais écouté, personne ne se souciait de personne alors elle se la bouclait, sinon on lui rirait au nez, on lui dirait de ravaler ses beaux discours utopistes à la con, on lui dirait qu’elle est stupide et Idgie était déjà folle, elle n’avait pas besoin d’être stupide en plus. « Dis pas de bêtises » rétorqua-t-elle, malicieuse, comme s’il se moquait d’elle, comme si effectivement, bientôt, elle n’arriverait pas à le supporter. Mais c’était faux ! Il était p’tête bizarre, anormal, mais c’était ce dont elle avait besoin en ce moment.

Idgie emmerdait royalement la normalité qui ne voulait pas d’elle. Elle préférait de types comme Jona, avec ses fêlures et ses problèmes pour oublier un peu les siens. Elle le préférait, lui, à ses propres frères. Mais comme toujours elle ne le disait pas, parce que rien ne doit compter plus que la famille normalement non ? Elle aurait dû être capable de mourir pour sa famille. Mourir oui, mais pas pour elle. Certainement pas pour elle. Alors ils se mirent en route et elle oublia tout, oublia ces gens odieux oublia que le monde tout doucement se meurt et oublia l’espoir qui s’envole et sourit encore, toujours. « C’est beau » souffla-t-elle en laissant son regard vagabonder autour d’eux. Cette campagne anglaise unique, si mystérieuse, si jolie, si apaisante. Elle tourna la tête vers Jona et devint soudain mélancolique et le dévisagea avec attention comme si elle partageait sa peine, comme si elle avait l’impression de le voir souffrir même ici, alors que tout allait bien. Elle ne le voyait pas mais le sentait si fort. A croire que quand on est malheureux, on obtient comme un sixième sens pour nous permettre de détecter ceux qui le sont aussi. « Dis, Jona, t’es heureux toi ? Ici ? ». La question semblait tellement à la fois tellement vague et tellement compliquée. Comme s’il pourrait apporter une réponse précise, alors que le bonheur, ce n’est rien d’autre qu’un mot, un simple mot. Mais elle voulait juste parler avec lui, comprendre, en apprendre plus, peut-être même savoir pourquoi. Pourquoi Jona était Jona, en somme. Le genre de types qu’on avait beau connaître depuis des mois ou même des années mais qu’on ne comprenait jamais véritablement, parce qu’il était un mystère à lui tout seul. Un fêlé avec ses fichus secrets. Idgie n’avait pas l’intention de les percer, non. Elle avait déjà les siens en stock. Mais comprendre, juste. Et aimer.

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MessageSujet: Re: A nous deux la lumière | Jona   Mar 7 Oct - 19:59


A nous deux la lumière
Saez ▽ Rien que pour un instant... Que l'éphémère deviennent éternité...  
Te voilà. Tu y es. C’est comme si tu venais de gravir la haute montagne qui se dresse sur le chemin de ta vie depuis ton plus jeune âge. Tu es soulagé tout d’un coup, tu as déposer au sol le lourd poids que tu avais sur tes épaules. Le poids des problèmes qui t’accable depuis si longtemps. Tu sais que tu devras le reprendre quand tu quittera cet endroit, quand tu la quittera elle… Oui la seule personne qui arrive encore à te faire entrevoir les belles et douces couleurs de la vie. Son nom, ça sonne comme une promesse. Oui une promesse que tout peut aller bien si tu le veux, si tu t’en donne les moyens. Elle, elle te donne la force, elle te relève, elle te pousse. Tu n’aurais jamais eu le courage si elle n’avait pas dit oui… Cette histoire, ça tient à rien, tu sais qu’en un battement de cils elle pourrait disparaître et emporter ce lien qui vous unis tous les deux, mais tu t’y accroche. Ouais c’est un peu comme comme une jumelle qui aurait vu le jour ailleurs. Pourtant vous êtes si différent, mais elle te complète. Tu l’aime, comme tu aurais aimé une soeur et pour rien au monde tu ne serais prêt à renoncer à ce sentiment. Parce que c’est fort, c’est puissant, c’est différent de ce que tu ressent pour les autres…

C’est beau oui. Elle vient de définir tout ce que tu pense, mais que tu n’arrive pas à exprimer. Y’a pas de mots pour ça. Tu veux pas troubler cet instant paisible qui t’enveloppe de ses bras pleins d’espoir. Tu ferme les yeux et tu te laisse guider par le vent. Tu te sens si bien que tu en oublierais presque ce qui t’apporter jusqu’ici. Tu es content qu’elle dise ça, parce que tu sais qu’elle aussi ressent les choses comme toi. C’est tout ce que tu voulais, la soulager, l’aider à se sauver un peu de ce qui la trouble, comme elle t’aide à te relever tous les jours malgré ce qui te fait chuter. Puis elle te pose la question qui fait tout s’écrouler autour de toi. Est-ce-que tu es heureux ? Ouais est-ce-que tu es heureux ? Tu sais pas, tu sais même pas ce que c’est. Ouais tu es bien ici, avec elle. Mais est-ce-que tu peux vraiment dire que tu es heureux. C’est tellement précis que d’être heureux. Tout n’est que flou à l’intérieur de toi, à l’intérieur de ta tête. Tu es paumé, trop perturbé, trop fragile. Tu veux même pas te permettre d’être bien, parce que tu sais qu’un jour tout s’écroule, comme à chaque fois. Tu y a renoncé depuis longtemps. Dans l’immédiat tu dirais juste que tu es bien ici. Oui ici dans ce champ à la con. Face à l’immensité de la nature où tu es dépourvu de tout. Mais ici, à Calstery ? Tu sais pas. C’est pas ton monde, ce n’est pas ce que tu es. Tu viens d’ailleurs, c’est trop beau et trop sage pour toi. C’est trop malsain, parce que tu sais que derrière cette tranquillité les choses bouges. Des mauvaises choses. Calstery, c’est juste un bon prétexte pour te voiler la face. Parce qu’ici c’est facile de s’amuser à faire semblant. Ici on te demande pas de te justifier, on te laisse tranquille, dans ta merde. Alors petit à petit tu fini par oublier ce qui te perturbe. Mais est-ce-que c’est vraiment la meilleure solution ? « Ici, là maintenant, aujourd’hui… Je pourrais te dire oui. » Tu t’étonne toi même de l’admettre. Mais c’est seulement parce qu’elle est là et que tu peux pas te permettre de gâcher ce moment en n’y rajoutant les nuages de ton égoïsme. « Pour ce qui est du reste… Je sais pas, c’est trop vague. » Et elle alors ? Ouais elle, qu’elle ce qu’elle a dans sa tête ? Est-ce-qu’elle se sent bien ? Tu sais pas, sans doute que pour elle aussi c’est trop vague. Après tout elle est comme toi, ici c’est un échappatoire. Ici toutes les âmes en perditions viennent chercher le repos jusqu’à ce que leur dernier jour arrive, priant pour que rien ne viennent les troubler. Ouais ici on vient chercher la paix. Comme toi elle est venue pour essayer d’oublier, pour essayer de recommencer à zéro en laissant tout ce qui est mauvais de côté. Mais tu sais que c’est pas si facile, parce que pour toi-même ça ne l’est pas. Tu te tourne vers elle et tu la transperce de ton regard. Parce que tu sais que même si elle te dit le contraire, tu arriveras à capter le vrai sur son visage. « Et toi alors ? Tu serais capable de dire que tu es heureuse ? Même si au fond de toi… Tu sais pas ce que c’est ? » Ouais, vous savez pas ce que c’est, parce que au bout d’un moment, vous en arrivez à y renoncer. Comme si pour vous ce n’était pas possible, comme si vous n’y avez pas le droit. Donc c’est quelque chose que vous avez déjà croisé, chez les autres, peut-être même chez vous, un jour… Mais c’était il y a trop longtemps maintenant, vous en avez perdu la saveur. C’est quelque chose que vous ne vivrez probablement qu’en rêve désormais. Parce que c’est trop loin, c'est inaccessible. C’est douloureux de l’admettre, mais au moins tu te voile pas la face… Alors avant même qu’elle te réponde, tu lui prends la main, comme pour lui donner le courage d’avouer. Oui d’avouer ses faiblesses, parce que c’est évident qu’elle ne pourra pas te dire l’inverse. Puis tu continu à marcher un peu, t’accrochant à cette main fragile dans la tienne en attendant qu’elle se délivre elle-même de ce qu’elle garde dans son coeur. « Dis moi quand tu veux t’arrêter. » Oui tu lui laisse le choix de dire stop au moment où elle voudra se poser. Tu souris paisiblement, qu’importe où tu es, rien ne saurait être mieux, mais ce qui t’importe c’est qu’elle se sente bien là où elle veut.
 
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