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 les souffles de l'art. [Pv Speedy]

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MessageSujet: les souffles de l'art. [Pv Speedy]   Jeu 18 Sep - 12:07

les souffles de l'art.


tu les entends. les grésillements de l'art personnifié.
tu les entends. et tu es si bien. là, en cet instant. plongé dans ta contemplation aveugle de cette créativité qui grouille entre les rues sombres de la ville. tu te sens porté par un élan de désir. ce désir te déchirant les entrailles, te consumant parfaitement. un feu qui te brûle, te paralyse, te supplie ne pas oublier. ne jamais oublier.
l'art.
la vie.
un tout qui se démène pour exister dans ton âme désintégrée. cette aspiration soudaine qui te torture et t'engage sur la route de la souffrance. putain, que tu as soif de cet artifice de vie, qui s'émane de leurs esprits, de leurs pinceaux, de leur originalité impérissable. tu ne demande qu'à les rejoindre dans leur danse saccadée, de te munir de ta créativité et de t'envoler dans les profondeurs si lumineuses de de ta virtuosité. tu aimerais accrocher leur tempo et t'abandonner à leurs sauts périlleux, aux cabrioles de leur vie qui émane de leurs créations. et vous submerge.
pareille à une tempête éternelle.
la tempête que tu ne peux plus voir. uniquement entendre.
et ce fait, ce fait, bordel, il te déchire. de l'intérieur, de l'extérieur, sous tous les points. un pantin désarticulé, voilà ce que tu représentes à présent.
tu vis sans vraiment vivre.
parce que tout ce qui définissait ta rage de respirer et de hurler au ciel je suis en vie n'est plus que de lointains souvenirs. effacés par ta maladie.
mais, tu continue de te battre. l'espoir de retrouver tout ce que tu as perdu engage tes poings dans le combat perpétuel de l'existence elle-même.
tu luttes pour respirer.
tu luttes pour ne jamais oublier cette sensation de second souffle lorsque tu te laissais aller à ton art.
tu luttes pour ne jamais l'oublier. elle.
tu luttes, parce que la vie est un assaut continuel.
au fond. c'est si beau. ce combat permanent que tu t'efforces de poursuivre.
malgré les ténèbres. malgré le désespoir. malgré ce mal qui te ronge. malgré cette voix qui te souffle que tu ne pourras jamais y parvenir. tu ne pourras jamais. et ça te tue, putain. ça te tue, t'embrase.
te détruit.
littéralement.
mais, parfois, ce produit alors cet événement étrange, mais sublime. tu entends tes démons qui t’entraînent vers le gouffre. et, tu leurs ris à la tête. tu ris, tu hurles de rire. tu te sens si puissant, si vivant. dans ces moments où pas même ton inconscient ne parvient à t'anéantir.
tu es dans cet instant. tu vis cet instant. clope au bec, tu les entends.
les souffles de l'art. dans le tunnel de la vie.
ce tunnel regorgeant d'explosions de couleurs, d'explosions artistiques qui brûlent ta peau. et te transcende d'un sourire.
la nuit tombe sur la ville, mais toi.
toi et tous les autres.
vous êtes dans le tombeau des secrets. des plus beaux secrets de ce monde, de cette ville.
t'es dans ton coin. seul. mais, pourtant, plus heureux que jamais.
tu planes complètement. lorsque tu perçois les frémissements de l'art qui s'exaltent en tous sens. tel un oiseau, tu déploies tes ailes et tu songes à la sensation grisante des battements de ton cœur, qui, à la manière, de ces virtuosités éveillés, s'envole si haut que tu en perds le souffle...


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MessageSujet: Re: les souffles de l'art. [Pv Speedy]   Sam 20 Sep - 0:28



La nuit est tombée et pourtant le soleil est haut dans le ciel de Calstery. C'est une lumière un peu trop sombre qui darde ses rayons sur Speed' aujourd'hui. Avec ses ombres qui la suivent. Les ombres de Jim.
Elle marchait sans but ni raison. Elle n'est pas du genre à se poser trop de questions. Si sa place est ici ou n'importe où, elle s'en fou. Elle vit au jour le jour. Avec les murmures du monde qui lui indiquent les chemins de traverses pour ne pas suivre la route du destin. Art. Graffs. Ce sont ses mots là qu'elle entend. Ce sont eux qui font d'elle Speedy et non plus Jim. Celle qui coupe à travers champ, loin de sa destinée. Jim. Ce nom lui fait penser à son paternel. Les ombres reviennent toujours nous hanter. C'est sûrement vrai. Sauf que ses ombres ne hantent pas Speedy, elles l'habitent. Lui donne l'inspiration. Vous savez bien, celle qui fait que pendant une seconde, cinq minutes, un peu plus peut être, vous n'êtes plus quelqu'un. Vous êtes instrument de l'Art. Interprète du monde. Simple écho des pensées du ciel. Jim -oui c'est son nom- devient Speedy dans ces moments là.

Fredonnant un air de Simon & Garfunkel, elle marche. Avec ses doutes bleus. Ses ombres noires. Et puis il y a du gris aussi. Il y a du monde aujourd'hui. Il y en a toujours après tout à Jopplin Town. Le genre d'animation qu'elle aime dans ses jours jaune et rouge. Mais aujourd'hui elle est bleue. Ses pensées son bleues. Doute. Son humeur est grise. Exaspération. Ses pas sont noirs. Ombres.
Oui, Speed' réfléchit en couleur. Ça l'aide à canaliser ce qui bouillonne en elle. Ça nuance ses sentiments et ses humeurs.

Elle tourne dans une ruelle. Slalome entre deux hippies complètement arrachés. Elle sait où elle va. Speed' est le genre de fille un peu instable. Qui marche et tout d'un coup se mets à courir sans raison. Qui d'un soir sur l'autre n'a jamais le même mec. Ni le même lit d'ailleurs. Entière parfois, et morceaux d'elle même à d'autres moments. Le seul domaine dans lequel elle ne joue pas au yoyo sans arrêt, c'est les graffs, les tags, la peinture et les bombes. Et les murs.

Le claquement de ses pas sur le sol retentit dans le tunnel. Trouble la quiétude artistique des tags, des rêves, des larmes qui le peuplent. Elle voit la silhouette. Elle sait déjà qui il est. Speed' sourit, s'avance. Elle ne laisse jamais le hasard décider pour elle. Et elle avait décidé que lui, elle le retrouverait. Blue. Son humeur était déjà bleue aujourd'hui. Le bleu du doute. Il était parfaitement dans le thème. Elle dévore les lignes noires à la base de son cou. Ça elle comprends. Speed » est le genre d'artiste qui ne comprend que son art. Lui elle comprend. Elle voit ça comme un mur. Un mur qu'il a rendu beau. Vivant.
La jeune fille glisse le long du mur. Epaule contre épaule. Respire l'odeur de sa clope. Savoure l'instant. La satisfaction de l'avoir retrouvé. Pour elle nous sommes tous des murs. Tous besoin d'être tagués. Elle a trouvé son tagueur. Elle a choisi son peintre. C'est lui. « Je t'ai retrouvé. ». Simple constatation. Autosatisfaction aussi. Et puis un peu de soulagement. Ses tatouages l'obsédaient. Un peu trop. Ses yeux dévorent chaque trace brûlée, noire, qui zèbre sa peau. « Celui là est magnifique... ». Son doigt effleure l'avant bras de Blue. C'est comme ça qu'il s'appelle, elle s'est renseignée. Elle doit passer pour une cinglée. A harceler un type aveugle, simplement parce qu'elle est sensible aux beaux graphismes, et que ses tatouages son un chef d'oeuvre pour elle. Sauf qu'elle s'en fou. Qu'il soit aveugle. Ce qui est un peu con de sa part d'ailleurs. Qui irait imaginer un tatoueur aveugle brûler sa peau pour toujours ? Speed' bien sûr. Rien a carrer qu'il soit aveugle, unijambiste, manchot, sourd, muet, peut importe. L'art ne se limite pas à ça. « Moi c'est Speedy. ». Speedy. Celle qui court et qui graff. Et ce qu'elle veut, c'est devenir ton œuvre d'art mon mignon. C'est ça qu'elle veut. Le mur à choisi son peintre. La page vierge à choisi sa plume. C'est pas très conventionnel certes, mais Speed' ne l'a jamais été. Et putain, c'est bien emmerder le destin que je faire les choses à l'envers.
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MessageSujet: Re: les souffles de l'art. [Pv Speedy]   Lun 22 Sep - 20:01

les souffles de l'art.


tu aimerais parfois être aussi invisible que le monde l'est pour toi. que personne ne puisse te remarquer, poser son regard dans le tien et savourer ce contact sans que tu ne puisses en profiter. parce que tu ne vois rien, si ce n'est un néant infini s'échappant au travers les constellations de la nuit. mais, depuis le temps, tu t'y es fais. du moins, tu le penses en cet instant. tu ne pourras jamais plus retrouver les beautés de la terre, toutes ces merveilles privilégiés, ces merveilles à des années lumières de tes pensées. un jour viendra où tes souvenirs cesseront, un jour viendra où tu n'auras plus idée des routes que tu traversas, de ton propre visage, de celui de ta belle et de l'identité de ton art, de tous les arts réunis. un jour viendra où tu oublieras. tout. jusqu'à la perception des fleurs dansant sous les jeux du soleil, aux émanations du ciel un beau matin d'été.
et lorsque ce jour viendra, tu te devras de te réinventer.
intégralement.
page vierge sur laquelle toi seul pourra abandonner ta plume à ton destin.
toile de peinture espérant être comblé de milles et uns inspirations.
peau savante que tu personnaliseras de ta propre confection.
l'univers sera tien, et tous ces visages, toutes ces futilités s'éteindront. un soir. sans que tu ne te rendes compte. et tu réaliseras alors ta liberté nouvelle. tu ne pleureras pas, tu hurleras de joie.
et, tu auras beau ne pouvoir danser du même rythme que toutes ses personnalités réunis sous les rayons du soleil, tu te complairas dans cette sensation. tel un nouveau né surgissant de la pénombre, tu t'envoleras de tes propres ailes, et tu feras de la terre un monde plus beau, un monde plus grand. celui que tu souhaitas depuis toujours entrevoir, toucher du bout de tes doigts. sans souffrance. ni amertume. ni regrets. tu ne seras plus qu'une âme à la recherche d'une construction renouvelée. comme une seconde vie, tu t'élèveras au dessus de tous les autres, de tous ces êtres si éloignés de ta vérité. et tu brilleras d'une nouvelle lueur, si féroce, explosant de toute part pareille à des feux d'artifices célébrant une renaissance. ta renaissance.
du moins, ta future.
you believe. at the reincarnation in all its beauty.
you belive. at happiness, at life. in second chances.
you hope.
against winds and tide.
not same the dark can't kill your hope.
your hope shines in this tunnel.
like a wonderful star in the dark sky.

c'est si si beau d'espérer, d'oser rêver. malgré ton cœur qui hurle le contraire. l'oubli n'opérera jamais. la plaie est bien trop profondément engouffrer dans ta chair, ta chair en lambeau, ta chair abîmée.
ce tunnel laisse rugir le vent de l'espoir. et tu aimes ça. comme un dévergondé. un camé.
comme un aveugle en manque de lumière. tout simplement.  tu saisis les nuances de toutes ces voix qui te parviennent et qui te transportent entre les pays des merveilles. ta clope entre tes doigts, tu te laisses aller contre le mur, abandonner à tes doucereuses folies que tu aimerais contempler jusqu'à ton ultime soupir.
mais, la vie n'est pas une machine à exaucer des vœux.
alors, tu sens cette présence qui se glisse près de toi. tu la reconnais, son odeur, le regard qu'elle te porte et sa voix qui traverse les susurrements de ces virtuosités animés.
elle t'a retrouvé. et elle en est heureuse, elle fulmine d'une joie qui ne t'échappe pas. et intérieurement, tu souris avec elle. personne n'est comme elle. oui, elle est unique. elle brille comme un soleil, elle est son propre soleil et elle vous emmerde tous. toi y compris. et tu aimes ça. tu aimes le fait qu'elle n'en ait rien à foutre de ton handicap, le fait qu'elle soit prête à tout pour te dénicher parmi la foule.
tu ressens les morsures de ses yeux sur ta peau. elle aimes ta peau. et ce que tu en as fais. elle aime les écrits noirs qui zèbrent ta chair, te marquant à jamais. tu te souviens de chaque tatouage ancré sur et en ton être. tous ont une raison précise de se retrouver sur toi, à tel ou tel endroit. tu en a décidé ainsi. tu es le grand maître de ses œuvres.
ou du moins, tu étais.
toutes les bonnes choses ont une fin, celle-ci incluse. tu signes alors le pacte et tu t'engages sur une nouvelle route, éloigné de ton art, ta forme d'expression la plus convaincante, la plus grandiose. tu ressens encore les frissonnements qui traversaient ton cœur lorsque tu te laissais aller à ton inspiration, sans une hésitation. tu n'avais pas peur. tu débordais d'une rage folle. comme elle. comme tous ces artistes qui se livrent à leur passion sans une once de réflexion. c'est cela le fin mot de m'histoire, l'éternelle beauté de l'humanité. la capacité des hommes à créer et à libérer ses émotions est ce qui rend ces derniers si humains, si vivants, si particuliers. ces sensations transcrites sous diverses formes, sous les yeux du monde, éblouis par tant de magnificence.
la main de ta mystérieuse passionné effleure délicatement tes bras, inondés par les ombres de ton âme. elle murmure toute son admiration du bout de ses lèvres, les frôlant comme si elle ne craignait qu'ils ne la brûlent.
tu laisses tes yeux clos, et ta tête adossé au mur. tandis qu'elle te confie son prénom.
speedy.
il sonne comme une caresse au travers ses lèvres, une rose sauvage.
tirant une lape, tu murmures alors:
" t'es pas commune comme fille, toi... speedy."
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MessageSujet: Re: les souffles de l'art. [Pv Speedy]   Jeu 25 Sep - 18:07




J'ai honte. Beug. Donc ce post a été perdu dans les airs. Envolé. Déprimant.
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Dernière édition par Speedy Evans le Lun 6 Oct - 20:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: les souffles de l'art. [Pv Speedy]   Sam 27 Sep - 23:55

les souffles de l'art.


boum.
boum.
boum.

font les battements de leurs cœurs en symbiose. cet imperceptible cognement qui se répète au travers les secondes. tu en perçois les moindres nuances, tels des explosions de couleurs qui jaillissent entre tes pensées dérisoires. quelques douceurs qui viennent doucereusement caresser ta peau pâle, du bout de leurs lèvres, du bout de leurs doigts.
tu laisses ton cœur danser avec le leur.
le temps de quelques instants.
avant de laisser la vraisemblance de la réalité reprendre ses droits. se nicher au creux de tes yeux, de ton regard vide de toute lumière. et de t'imposer le douloureux souvenir d'une exactitude que tu aurais préféré ne jamais vérifier.
pourtant, c'est si beau.
beau comme les chants des oiseaux, un matin d'été.
beau comme l'agitation de la vie frétillant sur la surface de la terre.
aussi beau que les rayons du soleil s'entremêlant dans la chevelure de la détentrice de ton âme, ton corps transis d'amour et de passion.
beau comme un sourire, un murmure embrasé, un murmure cupidon.
aussi somptueux que les susurrements inaudibles de la nature en ébullition.
d'une magnificence impossible brisant les lois du monde, les lois de la perfection. te retournant en tout sens, te secouant, te tuant littéralement.
ton souffle est court, ta respiration est brève. tu laisses l'instant t'envenimer de son parfum. tu cèdes toute ton attention à ces jeux de tambours réguliers qui ondulent jusqu'à tes pensées, au plus profond de ta chair.
ta chair marqué par ce même rythme, ce rythme passé qui te transcenda un jour, comme ta passion te consuma subitement.  
it's the moment. the moment to listen the voice. this voice. this heart. this beat. who sticks to your skins. who takes possession to your soul. and who you takes far, if far. beyond the sky, beyond the stars.
tu es transis par ces déchaînements incertains de leurs cœurs qui s'élèvent si haut, si loin, qu'il en devient impossible de les saisir, de suivre leur danse effrénée, de continuer cette longue et vague route en leur compagnie.
ils sont comme un océan qui se déchaîne, explose, libère toute sa rage en des vagues de fureurs qui dévastent le monde, dévastent la vie, la mort, tous ces mots qui nous tiennent à cœur, qui nous obsèdent et nous hantent jusqu'à la démence. ils ne sont rien face à cette cadence que tu rêverais d'avaler, seconde après seconde, comme pour t'insuffler une nouvelle dose de vie, une nouvelle dose d'espoir. quelques lueurs de lumières qui t’entraîneront entre leurs souffles embrumés, leurs souffles saccadés qui se perdent dans les désordres de l'univers.
tu exalteras d'une force naissante, s'emparant du moindre de tes pores et les poussant à engager cette course impétueuse perpétuellement.
tu ne seras plus blue.
tu seras un cœur qui bat, aux côtés des leurs.
un organe creux et musculaire qui fredonne la comptine de l'existence en elle-même.
aux côtés de celui de speedy.
et de celui de l'art.
parce qu'en cet instant, ils sont les seuls qui t'importent. les seuls qui occupent tes pensées, les seuls qui envahissent ton esprit et qui t'engagent dans la dangereuse pente de la virtuosité.
ils te poussent à te souvenir. de cette sensation parfaite parcourant ta peau lorsque tu t'abandonnais à ton génie. ce frisson, ce second souffle qui te poussait au grand saut, à cette cascade dans le gouffre de l'incertitude, cette chute éternelle vers ton art. le tien.
celui dans lequel tu te complaisais.
du soir au matin.

la voix de speedy transperce les voluptés de fumées de cette grotte de beauté, coupe les élancements de ces cœurs qui grondent, s'épuisant au fil du temps.
elle connaît ton prénom.
she thinks blue. she lives blue. she wants blue.
et t'aimes ça.
t'aimes les murmures de son âme.
t'aimes son assurance, sa démarche, la vie qui s'émane de son corps en transis.
t'aimes son besoin de délaisser sur sa peau ta marque.
à vie.
comme un cadeau.
t'aimes ses mots.
elle prends ta clope. et tu l'imagines, cette sulfureuse speedy. t'imagines son majeur levé, ses airs je m'en foutistes et son art à la volée. t'imagines son sourire en coin et ses yeux qui pétillent, dans les tréfonds de ces tunnels de nuances. ces tunnels arcs-en-ciel.
t'aimes aussi ce qu'elle te fait ressentir. la renaissance de cette sensation qui te traversait alors dans un passé si proche et si lointain à la fois.
dans cet élan d'espoir qu'elle t'offre.
tu te dis.
pourquoi pas.
elle peut t'aider, comme tu peux l'aider.
"free to you to decide, princesse."
tu murmures simplement, confondant en une phrase tes deux langues, tes deux vies...

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MessageSujet: Re: les souffles de l'art. [Pv Speedy]   Lun 6 Oct - 20:37




On pourrait penser que Speed' est une artiste. Le genre de personne habitée par l'art, heureuse de la vie. Qui en vit que pour ça. Qui est habitée par l'inspiration. Sauf que non. Speed' c'est pas vraiment une artiste. Fin un peu peut peut être. Speed' c'est surtout un gros fuck au destin, un baiser au hazard. C'est un hurlement contre les routes tracées, un rire quand elle fait marche arrière. Elle est cassée Speedy. Comme tout le monde elle est cassée. Sauf qu'elle, elle laisse pas les morceaux trainer. Elle cherche même pas à les recoller à elle même. Elle les colle sur les murs. Elle donne son battement au béton. Elle aime juste la sentation d'avoir cassé quelque chose, et au lieu de s'obstiner à le garder alors qu'il est inutile maintenant, de l'offrir à une nouvelle vie. C'est un peu tordu sûrement. C'est Speed' quoi.

Elle aime la façon qu'il a de battre lui aussi. Ses yeux fermés qui écoutent. Elle aime la fumée sur sa peau. Elle aime sa façon de faire à nouveau battre ce qui est mort.
Speed elle abandonne les morceaux cassés d'elle sur les murs. Sauf qu'au bout d'un moment, ça fait quand même un trou. Ça fait un vide un peu malsain quelque part. Elle espère pas le remplir un jour. C'est pas le genre de fille qui croit et qui espère qu'on peut recoller ce qui est cassé. Elle sent juste qu'à force de donner un rythme aux murs, à force de vider pour en plus avoir mal, son rythme à elle s'essoufle. C'est pour ça qu'elle est comme en transe quand elle tague. Elle retrouve le rythme. Son rythme.
Maintenant elle a soif de courir encore. Elle veut un nouveau rythme pour danser dans la peinture à l'infini. Elle veut qu'il lui offre ce qui fait mal. Ou ce qui le rends heureux. Elle veut être bleue. Elle veut être un peu Blue. C'est bizarre. C'est Speed'. C'est sa façon de gérer ses conflits internes. Ses ombres. Ces larmes. Ces douleurs.

Et Jim reprends le dessus. Son prénom. Son père. Son inspiration. Drogue, sex, alcool. L'héritage de Jim Morrison. Et puis des mots aussi. Des tas de mots qui sont tracés maintenant à la bombe sur les murs, pour encore longtemps. Ouais, Jim et les Doors en lui ont pas légué que son prénom. Ils lui ont donnés des mots aussi. Beaucoup de mots. De ceux qui la feraient chialer quand elle se sent vivante. De ceux qui la feraient rire alors qu'elle se sent morte.

I found my own true love was on a blue Sunday.

Les mots des Doors. Un dimanche bleu. Une journée bleue. Qui fait qu'elle est là. Qu'il est là. Qu'ils sont deux dans un tunnel. Qu'ils en se connaissent pas vraiment mais qu'ils apprenent à suivre le rythme de l'autre.
Elle en sait pas trop ce qui lui prends la Speedy. Elle se fout royal de son handicap. A vrai dire, elle en le voit même pas. Ce qui l'attire, c'est ce rythme qui bats toujours au fond de lui. Ce rythme qu'elle entends. Qu'elle sent. Qu'elle veut. Ce rythme qu'il tente d'enfouir. Elle le sait. La blessure à été profonde, et il a l'air de croire que le rythme n'est plus en lui. Qu'il a perdu le battement avec ses yeux, avec... peu importe avec quoi à vrai dire. Et ça c'est tout simplement impossible. Parce que Speed' elle, elle l'entends son rythme. Il est toujours aussi beau. Toujours aussi bleu. Toujours envoutant. Il est bleu son rythme. Et noir aussi. Il est comme ses tatouages. Dur. Beau.
Ses mots la fond rire. Parce que oui, elle est princesse. Princesse des murs. Princesse de ses murs. Souveraine de ses morceaux d'elle qu'elle a éparpillés aux yeux de tous. Que personne en comprends jamais.

“T'as pas perdu le rythme au fond de toi... Celui qui donne ça..” Elle suit les traces ébènes qui courent sur son cou. “Moi je l'entends alors il va falloir que tu l'entendes aussi, ou peut être que t'accepte de l'écouter parce qu'il est là.. il bat.. Il n'attends que toi pour danser... Pour hurler.. sur ta peau, la mienne.. le rythme bleu n'est pas mort crois moi.. Il n'y a pas que ton coeur qui a continué de battre..”

Elle parle un peu comme ça. Sans réfléchir. Sans se poser de question. Elle s'en fiche après tout. Elle vit pour l'instant. Elle sourit dans ce tunnel. Un peu sombre. Avec la lumière du bout qui joue avec les tags. I found my own true love was on a blue Sunday... Alors laisse moi être Bleue.”
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