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 noyer nos cœurs pour oublier. [pv kaya]

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MessageSujet: noyer nos cœurs pour oublier. [pv kaya]   Sam 13 Sep - 23:53

noyer nos cœurs pour oublier.


tu avances vers ta fin. une nouvelle fois. tel un fou se dirigeant vers l'abattoir, tu te laisses aller à tes pensées désabusés. tu as si mal, si mal dans les abysses de ton cœur, de ton être. ton essence même ne demande qu'à être achevée, elle implore le ciel, se fend en deux et espère. tout simplement.
d'un espoir sans faille. de cet espoir qui hurle que l'amour est et que la souffrance n'est plus. mais, toi, putain, tu aimerais le balancer au fond d'un trou cet amour. le quitter, l'abandonner. ne plus rien ressentir. pas une seule émotion ne viendrait s'immiscer dans ton paysage ténébreux, dénué de toute lumière. ta seule lanterne te fut enlevé, ta seule chance de vivre une vie meilleure.
aujourd'hui, tu n'es plus rien. un vagabond en perte d'équilibre, sur le bord d'un trottoir. étranger au monde qui l'entoure, torturé par l'effroi constant et sublime de mourir. échapper son dernier soupir sur la bitume du monde. serait-cela ton véritable souhait ? te vider de ta peur, de ta peine et abandonner ce monde sans un regard en arrière.
parfois, tu songes à la sensation du bonheur. cette futile perception t'effleurant si sournoisement, avant de disparaître, hors de la lumière du tunnel. ce long tunnel de doute et d'obscurité, où tes propres démons viennent à bout de ton âme, et te laisse ainsi pour mort, dans ta propre humanité. accablante destiné qui se profile peu à peu, au fil de tes pas incertains. tel un saoul, tu perds pieds, tombe, te relève en un même temps. toute considération pour la vie a disparu.
un fantôme.
un homme fait de glace qui songe au regard de la faucheuse et guette son arrivée, impatiemment.
une bête féroce laissée pour morte sur le bas-côté, le cœur en miette, en milles et uns morceaux étincelants sous les lueurs pernicieuses de la lune.  
cette grande lune que tu ne pourras plus jamais toucher de ton regard.
tu ris.
d'un rire nerveux, de celui qui dis, qui gronde. je vais mourir.
parce que sans elle , oui, tu quitterais bientôt la terre. emporté par ton supplice. et alors, tu rejoindras les étoiles de ce ciel sombre. tu brilleras d'une vive lumière, et elle te verra. elle te verra, elle sourira et toi, tu imploseras d'un bonheur nouveau. tel une chandelle que l'on raviverait subitement, tu brilleras de milles feux.
ce sera si beau.
mais.
toujours mais.
encore mais.
un mot savant, un mot ravageur. tout autant que cette maladie qui élimina le soleil de tes matins.
alors, mais, pour le moment, tu demeures un poids mort.
un poids mort qui se traîne inlassablement vers un bar, un vieux bar comme on en voit dans les villes. la musique engourdit tes oreilles, les hurlements te transpercent de toute part.
pourtant, tu en as rien à foutre.
tu te contentes de prendre ta douleur entre tes bras et de la déposer vaillamment sur le comptoir, avant de commander le pire des fléaux. tu déposes ton cœur dans le verre qu'il te tend. et tu bois. tu bois à en perdre le souffle. une clope entre les dents, un verre dans une main, tu laisses le va et vient de la musique t'emporter loin, à des millions d'années lumières. et alors, durant ce laps de temps, tu oublis. tu oublis ta vie, tu oublis ton nom, tu l'oublis elle, surtout.
tu te dis. tout simplement. noyer nos cœurs pour oublier.  
lumos maxima
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MessageSujet: Re: noyer nos cœurs pour oublier. [pv kaya]   Ven 19 Sep - 21:28


noyer nos coeurs pour oublier

Warren ☮ Sunray


L’odeur de la bière. Celle de la cendre froide. La musique qui t’envoûte. Quoi de mieux qu’un bar pour venir oublier ses névroses? Laisser au fond d’un verre tout le mal que l’on ressent, comme l’écume que laisse la mer à nos pieds sur la plage, quand elle se retire enfin… Lâchement… Il n’y a plus de quoi compter tout ce qui ne va pas. Pas de temps, pas de courage, pas d’envie. Seulement de quoi venir se noyer la tête la première dans un verre sans réfléchir… Le temps est long ici, morne, sans plus aucun plaisir. Il y a juste de quoi se morfondre, s’enfoncer dans une torpeur sans réussir à remonter à la surface. C’est comme si tu n’étais qu’un puzzle dont on aurait pas encore trouver tous les morceaux. Tu n’es pas terminé, il manque une pièce, la plus importante en plus… Et là, c’est le vide. Alors tu comble avec se liquide amer qu’on sert dans les bars, parce que c’est encore assez fort pour te prouver que tu ressent encore quelque chose, que tu es encore vivant… Il y fait chaud. L’atmosphère se veut rassurante, comme un nid, un cocon. Il y a d’autres gens, comme toi, mais malgré tout, cela reste suffisamment intime pour que tu passes inaperçu et que tu te fasse oublier un peu plus. Finalement dans ta solitude volontaire, tu croise tout de même quelqu’un que tu connais. Quelqu’un en qui tu as confiance. Quelqu’un qui te redonne le sourire, même quand les larmes commencent à tomber sur tes joues. Alors tu fond la foule des quelques piliers de comptoir du quoin inexorablement, fonçant comme un aimant retrouver le morceau qui manque… Ce n’est pas celui que tu veux, tout comme tu n’es pas celui qu’il veut, mais dans cet échec vous vous retrouvez tout de même bien ensemble… C’est suffisant. Dans l’immédiat, cela soulage quand même un peu. Tu t’accoude au comptoir d’un air nonchalant, exigeant un verre de se breuvage sacrée qui ouvre la porte au soulagement. Finalement tu te retourne vers lui, existant un sourire, gage de ta sincérité en ce qui concerne ce que tu ressente à ce moment précis. « Si on m’avez dis que je trouverais ici… » Lâche-tu, appréciant de plus en plus d’avoir voulu t’abandonner ici. « Les grands esprits se rencontrent… » Insistes-tu, sachant pertinemment qu’il se trouve ici, sans doute, pour les mêmes raisons que toi. Tu reçois enfin ton verre et le vide prestement, comme pour te donner du courage pour affronter la réalité du monde… Oui, tu te rends compte que tu n’est pas toute seule à porter ce genre de fardeau sur ton dos… Tu t’installe à ses côtés, commandant une deuxième fois du courage en bouteille, sans attendre. Tu t’allume une blonde, espérant qu’elle aussi te donneras un peu plus de courage au fur et à mesure que tu consumeras son âme entre tes lèvres… « Comment vas-tu mon bel-ami ? » Demandes-tu en extirpant la le poison de tes poumons, alors que tu reçois ton second verre que tu gardes précieusement cette fois, désirant tout de même garder un minimum de lucidité pour saisir un minimum le sens des réponses de celui qui t’accompagne…



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MessageSujet: Re: noyer nos cœurs pour oublier. [pv kaya]   Dim 21 Sep - 22:22

noyer nos cœurs pour oublier.


t'as tes pensées qui vrillent, explosent et se dispersent en des millions de points lumineux autour de ta tête. tels des étoiles filantes. des putains d'étoiles filantes. et l'une d'elle porte le nom de ta peine. tandis que les autres rient, oui, elles rient de cette perte, de ce manque qui te détruit de l'intérieur. comme un parasite s'attaquant dans un silence exquis à ton cœur, ton âme de voyageur et tous ces organes qui existent. en toi. en ton sulfureux être, bouillonnant pareil à un volcan. tu es le vésuve qui ravagea des vies, des lieux et bien plus encore. tu es un volcan. mais, ce que tu ne dis pas, c'est que tu es ton propre volcan.
tu es la lave.
tu es cette lave ardente n'en finissant pas de s'échapper.
cette lave impossible qui te consume toi.
uniquement toi.
ce feu ravageur te brûle, t’étouffe, t’empoisonne.
et tu te sens partir.
et tu sens en vie.
tu as si mal. et tu as beau tenter d’oppresser ta douleur dans ces verres que tu enchaînes, tu le sais mieux que quiconque. il n'existe aucun remède à la douleur. tu es ton propre remède. toi et volonté.
encore faut-il en posséder.
encore faut-il vouloir s'en débarrasser.
tu ne veux pas.  
pas éternellement, du moins. tu souhaites simplement oublier, le temps d'un instant. un moment de suspens où rien n'existerait. rien. personne. un vide béant.
le néant.
le chaos.  
et tous ces mots qui définiraient ta brève perte d'émotion, de sensation.
les voix criardes du reste du monde sont à des millions d'années lumières. t'es dans ta bulle, ta bulle de béatitude, tandis que les effets notoires de l'alcool te montent à la tête. comme des bulles qui grimpent, grimpent et explosent. tu sens comme un regard, un sourire, une présence. this girl. alone like you, like your heart who screams. again and again. a endless beautiful song. she only stop when we are together. in the pain dance.
et tandis que tu penses à cette langue que ton rayon de soleil t'apprit du bout de ses lèvres, ton antidote vint prendre place à tes côtés.
si délicatement, semblable à une douce fleur.
une douce fleur exhumant pourtant un parfum peu trompeur.
celui que tu portes.
celui que tous abhorrent en un sourire qui hurle don't listen my smile.
mais, personne ne le fait.
because it's so much easier to smile than to be happy.
tu perçois sa voix qui s'envole vers toi, en des ondulations erronés. et son sourire qui ment, qui murmure, i need to you.
mais, ce n'est pas vrai.
elle n'a pas besoin du moi. ni des autres.
mais, de lui.
de cet être, qui détient la clé de son cœur brisé, la clé du paradis.
vous deux, vous n'êtes pas si différents. deux ratés modernes qui viennent combler leur vie par une vie mensongère, une vie prisonnière des vérités de l'essence de votre âme. parce que vous n'avez ni besoin d'eau, ni besoin d'aliments, ni besoin du monde. uniquement de cette personne, cette personne qui un jour vous aima plus que l'on aimera jamais, vous aima comme un fou, un dévergondé, qui vagabonde à présent en des terres isolés, si loin de vous. too much.
tu te tournes vers elle, vers la beauté de ton oubli, de tout cet oubli que tu t'efforces de combler. ensemble, un jour, vous y arriverez. vous lèverez votre poing ensemble, main dans la main et vous hurlerez au ciel.
fuck the world, fuck my suffering!
parce que c'est si simple.
mais parfois, les mots les plus simples n'en demeurent pas moins les plus compliqués.
tu l'entends vider son verre goulûment, s'empressant de plonger son âme dans les nectars de l'amnésie. tu entends son manque et son besoin de reconnaissance. aussi. tu souris lorsque ses premières phrases quittent ses lèvres. tu ne parles pas beaucoup. comme si devenir aveugle t'avait rendu muet en un même temps.
à moins que ce ne soit ces jours comptés sans elle qui te pousse dans un mutisme des plus extravagants.
tu te contentes de boire une nouvelle gorgée, tandis que le délicat arôme de la blonde qu'elle vient d'allumer parvient à ton nez. tu sens les caresses de la fumée sur ta peau pâle, l'appel de la tentation qui te ronge.
et tu le sais mieux que quiconque. impossible d'ignorer un pareil appel.
comme tu ne peux ignorer ton mal qui s'enclume dans ta chair.
encore et encore.
un jour viendra où tu ne pourras plus la retirer, t'en débarrasser.
et lorsque ce jour viendra, il en sera fini de toi.
comme un vieux souvenir oublié, noyé dans tous les malheurs se démenant à la surface de la terre.
tu lui réponds enfin, à sa dite question sur ses états de la soirée, après quelques escapades hâtives dans les profondeurs de ton verre.
" comme hier, et comme avant-hier. et comme tous les jours d'avants en fait." tu lui dis en un rire, presque nerveux.
tu ne peux pas lui mentir. tu ne pourras jamais. elle le sait, mieux que quiconque, mieux que toutes ces personnes qui entrent et qui sortent de ta vie sans plus de considération pour ton sourire et ses défauts invisibles.  
" et toi, princesse ? un peu de soleil dans tes journées précédentes ? "
tu la regardes droit dans les yeux, sans réellement la voir. tu la contemples, tu songes à la perfection de sa peau, à ses grands yeux embués par les tourments, à son corps, ses mains et cette clope entre ses lèvres pulpeuses. tendant les mains vers celle-ci, tu murmures:
"je peux ?"

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MessageSujet: Re: noyer nos cœurs pour oublier. [pv kaya]   Lun 22 Sep - 21:12


noyer nos coeurs pour oublier

Warren ☮ Sunray

Certaines maladies ne se soignent pas, alors on vous donne des placébos. Cela nous aide à croire que tout va mieux, que tout va bien, qu’on se soigne. Parce que de nos jours il n’y a que les mensonges qui comptent. On se voile la face, on se persuade… Le pire c’est que à force, on fini par croire à nos propres mensonges, comme si c’était une évidence, comme si cela faisait partie de notre être. On n’essaye même plus de réfléchir de toutes façons. Pourquoi ? Parce qu’on en a même plus la force. Des faibles, d’esprits et de coeur. C’est tout ce qu’on est. Des déchets de la vie qui attendent le dos courbé, docilement… C’est comme ça qu’on se retrouve à chercher des alternatives quand quelque chose va mal. On cherche ce qui se rapproche le plus possible de ce qui nous manque, pour retrouver les sensations perdues. Le placébo… C’est comme ça que tu te retrouve à arpenter les bars pour trouver du réconfort dans la boisson et dans les bras d’hommes, ou plus plutôt de mirages. Mais ce n’est jamais la même saveur, c’est moins sucrée, moins doux, plus dur, plus amer… Cependant il n’y en a un qui arrive encore à te faire miroiter que tout est possible, que tout reste à vivre, que rien n’est perdu dans les profondeurs de l’oubli. C’est lui, celui que tu as rejoins au bar. Le seul qui dans se trou paumé arrive encore à te faire voir les rayons de soleils qui se cachent derrières les lourds nuages de la tristesse. Tu es soulagée de le voir, comme si il pouvait t’aider à porter ton fardeau., parce que tu le comprends et que lui aussi te comprends. Alors tu savoure pleinement ce moment… La politesse, simple et pure tu lui as demandé machinalement comme il pouvait allait. Ce n’est pas que tu t’en moque, au contraire, mais tu sais que ça réponse ne peut pas être plus obsolète. Forcément ça n’ira jamais plus comme avant. Alors on dit oui, pour faire plaisir, pour pas perdre son temps à se justifier. Mais dernière les faux semblants on sait ce qui se passe. « Non, une eclipse totale. comme toujours. » Tu réponds un peu coincée, cherchant une autre gorgée dans ton verre. Tu tire de nouveau sur ta clope, cherchant du secours dans les volutes de fumée. Puis tu vois arrivée une main vers toi, qui s’offre à cette sulfureuse blonde. Tu la saisie, souriant légèrement, même s’il ne peut pas le deviner. « Tout ce qui est à moi, et à toi mon choux, tu le sais. » Dis-tu en remplaçant délicatement ta propre main par ta cigarette. Tu replonge alors dans ton verre, cherchant définitivement réponse à tes questions, intérieurement. « Du coup… Comme rien ne va pas mieux, tu es venus t’échouer ici ? » Demandes-tu, encore une fois par politesse, car de toutes évidences, tu sais qu’il est là pour les mêmes raisons que toi.  



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MessageSujet: Re: noyer nos cœurs pour oublier. [pv kaya]   Sam 27 Sep - 18:49

noyer nos cœurs pour oublier.



cette nuit. cette nuit, tu évolueras. vers un nouveau jour, un nouveau soleil qui éclatera dans les grands froids du soir. tu en oublieras toutes tes peines, toute ta vie. ta belle vie bleue. bleue, blue, ce mot inaudible, susurré du bout des lèvres. cette identité qui définit ta destinée comme ton passé. tu es bleu comme le ciel, comme la mer, comme ces milles et uns regards étincelants, bleu océan. tu es bleu comme chacun de tes bleus à l'âme. eux-même qui se débattent au creux de ta poitrine dévastée. au fil du temps, ils s'extirpent difficilement emportant dans leur sillage embrasé toutes tes joies, tes souvenirs, tes soupirs. ta vie bleue océan.
bleu comme les larmes aussi. ces larmes qui glissent sur tes joues pâles et ondulent jusqu'à tes lèvres, t'apportant cet onctueux goût salé se déposant délicatement sur ta langue si rêche et si sèche, avec le temps. ces larmes que tu connais si bien, se perdant en tes tristes journées embrumés. comme un fantôme achevant ses journées, tu vagabondais entre les ruelles de l'existence, abandonnant ta souffrance à tes larmes bleues. ses yeux à elle étaient aussi de cette sombre couleur, expulsant pourtant un parfum de joie de vivre et de rage silencieuse. cette nuance te hante. à l'égale de son regard, des vagues rageuses de l'océan que tu entends jour et nuit. un chuchotement lointain qui te pousse à engager le combat, à lutter, à sourire, à vivre putain. parfois, dans les grands bleus de ta tristesse, tu en oublis que tu respire. tu en oublis ta chance.
ta chance d'être là, dans ce bar, à consommer les démons des ténèbres. parce que toute cette effervescence qui ondoie sur ta peau, ton cœur, cette somptuosité qui éveille en ton âme un sourire, un imperceptible sourire que tu ressens comme une recharge d'espoir. lueur dans les profondeurs, tu la laisses divaguer vers tes yeux abîmés. comme si soudainement, toutes ces créatures du noir s'envoleraient entre les pensées du matin. comme si, les rires du monde résonneraient en un magnifique éclat se répercutant dans les espaces temps du moment. comme si, la vie était belle. simplement.
tu l'imagines dans une robe, une éclatante tenue si blanche qu'elle t'en éblouirait. tu imagines ses lèvres pulpeuses, sa peau blafarde, ses mèches si blonde et ses yeux. ses yeux que tu n'entrevois pas dans les tréfonds de ta grotte de solitude. tu imagines surtout cette fine couche de verre qui te séparerait d'elle. de ses formes, de son cœur que tu serais désireux d'empoigner entre tes mains fatigués.
au fond, toutes les beautés de l'univers sont intouchables, dansant sous ton regard en un sourire déjouant les tentations embaumant ton essence même. créatures de feux abandonnant sur leurs lèvres entrouvertes un sourire. qui vous transcende, vous embrase, vous pousse à toutes les folies. et vous emporte dans ce gouffre éternel, duquel il est impossible de s'échapper.
toi-même, tu es coincée. dans ce tunnel perpétuel éteignant la moindre lumière s'approchant de ton ardeur comme l'on éteindrait une chandelle trop vive. un jour, tu l'as rencontrés. cette créature passionné qui s'empara de ton corps et le délaissa entre les boyaux de la mort.
elle est venue.
et elle est repartie.
et depuis, tu nages dans la noirceur de la terre. au plus profond de sa chair, tu en découvres tous les secrets, un à un, songeant à t'échapper. enfin. dans une poussée d'espoir, tu t'évaderais sous les flammes de la vie.
et là, en cet instant, tu es saisi par cette envolée d'espoir qui s'ancre dans ta chair. ta chair défaite, ta chair en lambeaux, ta chair esseulée de toute audace. tu sens la cigarette glisser entre tes doigts, et tu en saisis une gorgée d’espérance qui te transperce et qui t’embrase. encore et encore. sombre rituel qui t'apporte tant et si peu à la fois. tu regardes ta belle sans vraiment la voir. tu ne pourras jamais savoir. jamais entrevoir toute cette beauté qui s'émane de son esprit. à présent que tu ne peux plus voir, aucune créature ne peut t’entraîner dans les abysses de l'univers. tout simplement, tu y es déjà. tu n'as plus rien à perdre entre les méandres de la fumée et les turbulences de ton verre.
alors, tu la regardes droit dans les yeux, déposant délicatement ta main sur la sienne, comme pour la rassurer. la réconforter, lui offrir de tes quelques pépites d'espoirs qui soupèsent ton cœur.
"tout juste, princesse." tu réponds à ta belle, tout en abusant de ta blonde s’égosillant entres tes doigts.
tu te sens planer, tu es parti, c'est un fait. tu entends les bourdonnements de la musique, les hurlements incessants de ton cœur et ton désir de faire taire vos douleurs respectives; de tout oublier, de vous envoler si haut dans la voie lacté, si haut, si loin de toutes ces souffrances accumulés, de ces larmes bleus, de ces océans orageux et de ces cris exaltés.
alors, tu l'embrasses. d'un doux et infime baiser, celui d'un homme qui se sait condamnée et qui ne demande qu'à oublier...

lumos maxima

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MessageSujet: Re: noyer nos cœurs pour oublier. [pv kaya]   Sam 27 Sep - 23:45


noyer nos coeurs pour oublier

Warren ☮ Sunray

Plus le temps passe plus tu sombre. Tu t’accroche au moindre petit espoir qui traine autour de toi, un sourire, un regard, une parole… Mais rien ne vient, maintenant tu es trop loin, enfoncée dans un royaume excentré qui te donne l’impression de ne plus faire partie de ce monde. Plus le temps passe et plus tu t’éloigne. Tu flotte, parce que plus rien ne te retiens, pas même la saveur des choses. Tout est amer, insipide, inodore. Ta gorge se sert, tu as du mal à respirer, tout t’échappe et ça te fait peur… Alors encore et toujours, dans ta décadence tu essayer de t’agripper à la moindre choses qui pourrait encore te supporter. Tu essaye de revenir à la réalité, alors tu contemple ce qu’il y a autour de toi en essayant de te convaincre que tout ça est bien réel et pas mort… Tu plonge dans le fond de ton verre, qui te semble aussi vide que ton coeur, aussi dépeuplé que ton amour. Puis tu te ressaisis, parce que tu sais qu’il n’y a qu’une seule chose qui peut encore te raccrocher à la réalité. Non pas une chose, une personne… Celui qui se tient à côté de toi, celui qui ne te voit pas comme tous les autres, puisque son regard est unique. Il ne regarde pas avec les yeux, non il regarde avec le coeur. C’est sincère, c’est vrai, c’est tout ce que tu n’as jamais eu avant… Il te dis qu’il est faible, à le croire, plus que toi. Mais toi tu sais que c’est faut, parce que dans sa faiblesse il fait ta force et c’est réciproque. Pour lui tu ne peux pas te permettre de lâcher prise. Tu ne peux pas te permettre d’abandonner aussi facilement. Il te donne du courage, il te donne ce que tu n’as plus, ce que tu as perdu. De l’attention, de la tendresse, de la sagesse. Il t’apaise, plus que toutes autres drogues, plus que tout ces liquides qui rendent les choses confuses et te font miroiter la paix. Parfois, tu as plus besoin de lui que de respirer, tout comme il a besoin de toi. Alors tu ne peux pas laisser passer ta chance comme ça. Tu dois retrouver l’espoir et te laisser aller dans ses bras, comme tu suivrais le mirage de l’espoir dans un dessert, océan d’abysse de désespoir. Tu dois saisir cette main qui te tend et ne jamais la lâcher… Sa voix t’arrache à tes songes. Tu te souviens qu’il est là. Tu te souviens que tu t’es trainée jusqu’ici et que tu l’as trouvé. Tu te souviens que tu n’es pas seule comme tu le pensais. Alors tu reviens peu à peu à toi. Ça va mieux, tu respire à nouveau, ton coeur se remet à battre, ton cerveau à fonctionner. Il t’embrasse et ton coeur se remet à dérailler. Décharge électrique sur la peau, dans le coeur. L’espace d’un instant tu te croirais avec le seul et unique à avoir enchainer ton coeur à tout jamais. Tu oublis la douleur, tout d’un coup tu te sens mieux. Puis tu rouvre les yeux et tu t’aperçois que ce n’est qu’un mirage, une impression. Tu n’en est pas moins dessus, ces baisers là  sont moins amer, moins douloureux, plus savoureux. Tu en profite, regrettant déjà le moment où tu devras y renoncer. Tu es prête à t’arrêter de respirer pour que cela ne s’arrête jamais et dure une éternité, mais tu dois y renoncer. Alors pour combler le vide de se contacte tu pose tes mains sur son visage, détaillant le moindre détail de celui-ci, comme pour le garder graver sous tes doigts et ne jamais l’oublier. Tu souris bêtement, tout d’un coup heureuse de constater qu’il existe encore de vrais hommes, encore capable de tendresse. Tu ne sais pas quoi dire, parce que tu ne veux pas troubler ce moment. Tu as oublié où vous trouvez, parce que le reste tu t’en fous, ça n’a plus aucune importance à tes yeux. Seulement tu ne peux pas rester ainsi éternellement. Il y a toujours quelque chose pour te ramener à la réalité. Tu relâche ton emprise sur son visage, comme si tu relâchais un oiseau malheureux d’entre tes doigts. Tu reviens à la triste et dur réalité. Tu recommande un verre, en te persuadant encore une fois que tu pourras de nouveau arrêter de toucher terre et échapper à la souffrance qui te tord le ventre. «  J’ai rêvé de toi la nuit dernière ». Tu lâche ça, les yeux perdus dans le vide, comme si tu venais de constater la météo et que cela te faisait ni chaud ni froid. Tu ne rêve pas souvent des gens, sauf quand il occupent une grande importance pour toi. Ce rêve n’avait pas d’importance lui, mais c’était comme un vieux filme de famille qui passait en boucle dans ta tête. Entêtant car reflétant du bonheur à l’état pur.  


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MessageSujet: Re: noyer nos cœurs pour oublier. [pv kaya]   Dim 28 Sep - 19:06

noyer nos cœurs pour oublier.



cette explosion de sensations qui engourdis ton corps,
cette lumière qui embrase ta souffrance indomptable,
cette beauté que tu gouttes du bout de tes lèvres,
cet oubli sublime et impossible auquel tu t'accroches.
ce baiser perfection. ce baiser papillon.
ton cœur tambourine dans ta poitrine, ses lèvres se joignent aux tiennes, dans une spirale d'illusions, vous vous confondez en un même espoir résonnant au plus profond de votre douleur partagée. elle paraît s'envoler, planer au delà des cieux, épée de damoclès attendant son heure.
tu voyages sur la route sinueuse de l'oubli, tu rencontres toutes ces émotions qui vagabondent en ta chair, toutes ces vérités faussés qui te collent à la peau, comme des odeurs d’ammoniaques. le baiser mortel d'amnésie qui parcoure ton corps, ta vie et frôle une perfection que tu pensais enfoui si profondément, si loin, qu'il te serait impossible de l'entrevoir de nouveau.
mais, elle est là. sur les lèvres salés de cette amie si chère à ton cœur, de cette amie qui hurle en harmonie avec ton mal. si près de ton âme, vous vous comprenez mutuellement.
pas besoins de grands gestes et d'intenses paroles suffoqués sous un ciel orageux. un simple et imperceptible baiser déposé, et votre oubli est comblé de milles et uns beautés. l'espace d'une seconde, d'un instant.
tu n'es plus toi. tu n'es plus blue.
tu es cet homme dévasté installé à ce bar piteux. cet homme qui embrasse sa douleur personnifié. et qui s'embrase en un même temps de toute cette chaleur naissante.
tu te laisses porter par les lèvres de cette rose sauvage entre tes mains.

passion.
obsession.
desire.
under your spell.
all this feelings by thousands.
this intensity who you devour literally.
this eternal spiral.
in the dark night.


un jour, vous vous envolerez ensemble. un jour, vous quitterez la surface de la terre en des battements d'ailes effrénés et vous oublierez enfin.
votre vie. votre souffrance. votre bonheur incertain.
d'une envieuse impunité, vous deviendrez jouets du ciel et de ses rafales.
et enfin, en un sentiment d'accomplissement, il en sera fini de votre peine, de vos questions, de ses baisers volés dans l'attente impénétrable de l'âme sœur.
la véritable, celle qui vous hante, vous obsède et vous pousse à accomplir vos nuits dans les profondeurs d'un verre et les méandres de cette fumée mortelle.
votre baiser s'estompe, dans la brise du soir. elle prend ton visage entre ses mains, tu frétilles d'une sensation méconnue, indéfinissable, s'agitant en un lieu inexploré de ton âme désenchanté.
elle dessine de son doigt ton visage, te couvre de son regard. tu déposes tes grands yeux ciel dans les siens, et bien que tu ne puisses la voir, tu perçois les battements de son cœur, toute cette bonté tourmenté sous sa carapace hivernale, faite de glace et de blizzard.
et, lorsqu'elle relâche la pression de ses mains sur ta peau, ton visage, tu te sens divaguer, retrouver les dangers de tes émotions bouleversés.
mais, tu saisis ton mal accroissant au creux de ta poitrine. tu le saisis et tu l'écrases.
une mise à mort. tout simplement.
tu reprends une gorgée des nectars divins de cette fumée réparatrice, tu laisses tes poumons s'opprimer d'un gaz mortel, de celui qui causera ton trépas, bien avant ton amour perdu, engendrant cet impétueux cataclysme.
sa voix transperce ton nuage de vapeur.
elle a rêvé de toi.
blue.
ses rêves bleus semblent l'étouffer. alors, tu tentes de l'en libérer, dessinant de tes doigts les courbes de son visage.
"qu'en était-il de se rêve, douce kaya?"

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MessageSujet: Re: noyer nos cœurs pour oublier. [pv kaya]   Dim 28 Sep - 21:07


noyer nos coeurs pour oublier

Warren ☮ Sunray

Tu ne sais pas ce que c’est de rêver. La plus part du temps tes sommeils ne se traduisent que par un enchainement d’images terribles, déchirantes, fracassantes. Ta tête te joue des tours, repassant en boucles tout ce qui te ronge, la mort, la haine, le malheur. Non tu ne sais pas ce que c’est de rêver. Tu as perdu la saveur des douces nuits reposantes qui t’enrôlent dans un tourbillon de bien être. Parfois tu retrouve des images de ton passé, des images de celui qui a enchainé ton coeur au sien, mais c’est trop vague, trop douloureux, trop bref. Mais cette nuit là tu as reçus la lumière. Tu as vu du bleu. Le bleu de ses yeux. Ton voisin de bar n’était pas là physiquement, mais ce bleu profond et rassurant a accompagné ta nuit. C’est comme si il avait veillé sur ton sommeil, te berçant dans ses bras pleins de douceur. La douce caresse de sa tendresse apaisante. Tu t’es efforcé de le matérialiser, parce que tu désirais au fond de toi que ce ne soit pas qu’un simple rêve. Tu as gratté les nuages de tes songes, espérant le retrouver juste là, posé, serein pour une fois. Mais tu n’y es jamais arrivée. Pourtant cette sensation n’avait rien de désagréable, car tout du long tu sentais sa présence, son regard absent posé sur toi. Pour une fois depuis longtemps tu as trouvé un sommeil profond, le genre de sommeil dont on ne désire pas s’arracher. Tu t’es presque sentis renaître… Mais le réveil t’avais arraché à cette brève renaissance, te déposant de nouveau devant le fait accompli, comme si tu ne méritais pas de savourer ça plus longtemps. Cependant, même en t’arrachant à cette danse nocturne avec lui, on ne pouvait pas t’enlever ce souvenir, alors tu te complaisais à te repasser ce moment indéfiniment dans ta tête, désireuse de ne pas oublier la sensation que tu avais éprouvé, parce que c’était trop beau, trop bon… Ce rêve qu’en était-il ? Même toi tu n’arrive pas à le définir réellement, c’est trop abstrait. « Un doux rêve, plein de bleu vêtu. » Tu souris, fermant les yeux, cherchant une dernière fois à revivre cet instant. Si ton sommeil éternel pouvait te laisser la promesse de se dérouler de cette façon jusqu’à ce que tu sombre dans l’oubli de ceux qui t’auront perdu, tu serrais prête à accepter son sort dès maintenant. Juste pour la perspective de pouvoir embrasser de nouveau du bout des doigts un si plaisant instant. « Ce n’était pas vraiment toi, il n’y avait pas ton visage, pas ta voix non plus… Seulement… » Peux tu vraiment lui dire ? Tu te sens mal, parce que dans ton rêve, tu avais pour toi seule ce qu’il n’a plus. Tu avais pour toi seule cet océan qui se perd dans ses yeux. Dans ton rêve tu avais fait revivre son regard déjà trop mort pour que cela soit vrai. Tu t’en veux de voir ça de façon si positive, parce que toi ça te console, alors que lui, ça ne pourrait que le déchirer d’avantages. Tu t’en veux, parce que c’était beau, que tu voudrais le partager avec lui, le faire entrevoir ce que tu as ressentis, alors que cela ne ferait que lui rappeler ce qui lui manque. Mais tu te lance quand même, parce que à travers ton rêve, tu lui a permis de retrouver ce qu’il n’a plus. Tu prends une voix douce et sereine, parce que tu veux qu’il ressente la même chose que toi. « Seulement la profondeur rassurante et enivrante des tes yeux. Comme si tu étais là à veiller sur moi… Comme tu le fais toujours. » Tu reprends sa main dans la tienne, enroulant doucement tes doigts autour des siens. « C’était rassurant, profond, beau. Comme doivent l'être tous les rêves... » Tu souris pour toi même, savourant de nouveau ce merveilleux souvenir. Tu aimerais plus que tout qu’il puisse ressentir à l’intérieur de lui cette force qui t’as submergée. Tu aimerais pouvoir le faire voir à travers toi, tu sais pourtant que c’est impossible, mais tu t’accroche à ça. Tu te rapproche à nouveau de lui pour l’embrasser. En scellant de nouveau tes lèvres avec les siennes, tu essaye de lui faire revivre la tendresse du baiser de ses yeux dans ton sommeil. Tu te fais aussi douce que peuvent l’être les femmes, légère et situante comme la brise du matin, enivrante et enivrée.  


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MessageSujet: Re: noyer nos cœurs pour oublier. [pv kaya]   Mer 1 Oct - 13:54

noyer nos cœurs pour oublier.



rêve brisé.
songe fracassé.
néant de tes nuits, néant de ta vie.
tourbillon maléfique.
océan ravageur.
mort de malheur.
tu étais là. seul. aussi seul que l'est la le monde, aussi seul que la fin. dans ces cycles dévastés, ces pensées semblables à des blizzards déchaînés, des existences terminés, la fin d'une épopée.
tous ces mots qui tambourinent sur ton cœur, ce lourd fardeau qui t'incombe, ce lourd fardeau tel une tombe, ta propre tombe.  
tu ne peux les éviter, tu ne peux que les encaisser. secondes après secondes. tu endures les sublimes et éternelles proses de la vie.
tu es un mur. un mur insensible. de ce genre de mur qui attend l'effondrement, cet aboutissement inévitable, celui qui causera ta fin fatale.
tu résistes dans un silence morne. de ce silence qui hurle pourtant, toutes ces paroles que tu n'as jamais pu dire.
entre les tempêtes de tes rêves, tu te souviens de toutes ces images qui se répètent, en boucle, dans ta tête.
d'amères chimères d'une nuit, se déposant en ton esprit aliéné, t'assaillant de tous ces doutes, de tout ce mal qui t'envahit, te paralyse, te bouffe de l'intérieur, de l'extérieur.
tu n'es plus qu'un tas de chair émacié, un tas de chair si sanglant, que tu es comme saisi par le dégoût de toi-même.
tu attends. tu attends. tel un arbre guettant sa mort, entre les jeux des années, des siècles, de toutes ces minutes écoulés. à contempler ce vide béant, abyssal, ce vide tornade.
ce sont tes rêves. tes rêves noirs et blancs. blancs et noirs. des rêves faits de pleurs, de cris et de ce manque de couleur affligeant.
ce sont tes rêves. point.
tes ternes rêves, ton délavé subconscient qui t'impose une réalité au-delà même de toutes ces vérités. parce que, dans la mort, dans la vie, dans tes songes, tu n'es plus qu'un démon, tu n'es plus que noir et blanc, un triste nuage dépourvu de toute lueur, cette lumière d'espoir que tu pensais éteinte quelques temps.
mais, elle n'est pas qu'éteinte.
elle est morte, elle ne reviendra pas.
comme ta vue, comme elle, comme tous ces rires qui résonnent, qui éclatent et qui bourdonnent à tes oreilles.
comme son sourire, son putain de sourire, sa rage, sa force, son feu à jamais allumé, son feu parfait, cette braise éternelle.  
pourtant. un rêve.
c'est de l'espoir.
ce sont tous ces moments sourires, tous ces moments impossibles qui s'opèrent possibles. ce sont des chandelles romaines au tréfonds des boyaux de la terre. ce sont toutes ces lueurs qui s'accumulent.
mais, pas avec toi. jamais avec toi.
la réalité, toujours la réalité.
toi seul peut t'en échapper.
alors, lorsque ta belle te dépose ses précieux mots dans ta tête, lorsqu'elle laisse miroiter l'espoir, pour la première fois, tu rêves.
tu rêves bleu.
tu rêves blue.
tu rêves kaya, aussi. beaucoup.
tu suis le tempo, tu la laisses t'inonder de tout ce soleil oublié, tu la laisses panser tes plaies de ses mots sublimes, de ses mots magnifiques.
et tu la laisses t'embrasser. te porter jusqu'aux étoiles. hurler. pleurer. vivre, putain. oublier, surtout. tu la laisses mener la danse, tu laisses ses lèvres boire les tiennes, tu laisses le monde faire.
c'est si beau. tous ces astres qui s'exaltent. toutes ces comètes qui tempêtent. en un baiser, un seul.
ta clope brûle entre tes doigts. ton corps brûle entre ses doigts.  
tu aimerais recommencer, ne jamais arrêter. en cet instant, tu es entier, tu es aussi bleu qu'un océan, aussi bleu qu'un ciel d'été. aussi bleu qu'avant.
alors, tu la prends entre tes bras, comme pour la réconforter. tu la portes vers la scène, tu la portes vers la lumière et tu tentes d'être le blue de ses rêves.
rien qu'une fois, une seule fois.
tu danses, tu l'embrasses. ce rythme si particulier qui s'enchaîne, ce rythme particulier comme imprimé dans ta chair, dans ta tête, dans tes lèvres. dans tout ce bleu enflammé...

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MessageSujet: Re: noyer nos cœurs pour oublier. [pv kaya]   Mer 1 Oct - 19:21

S. Kaya Sunray a écrit:

noyer nos coeurs pour oublier

Warren ☮ Sunray


Tu as rêvé oui. Tu as retrouvé un instant ce que c’était de se laisser bercer au grès de ce que tu as dans la tête. Tu as retrouvé que c’était de vivre. La puissance de la vie qui t’attrape dans ses doigts crochues, qui t’embrasse avec des lèvres dures, qui t’emprisonne de nouveau au coeur de ses mirages… C’était si beau, mais destructeur à la fois. Destructeur quand tout s’arrête. Destructeur quand tes ailles te repose sur terre pour d’abandonner de nouveau. Tu y croyais, tu t’y voyais. Tu voulais que ce soit vrai, tu voulais y rester, ne plus jamais t’en défaire. Te fondre dedans et trouver pour l’éternité ce repos de l’âme qui s’offrait à toi. Mais tu sais que ces choses ne se contrôlent pas. Jamais plus tu ne retrouveras cette ardeur, tu le sais et ça te déchire de l’intérieur. Tu prends conscience, alors tu veux que ça se termine. Tu ne veux plus revivre le déchirement que cela te fait vivre. Tu veux seulement qu’on t’oubli, qu’on te laisse tranquille, qu’on t’ignore… Tu veux rester à te morfondre jusqu’à ce que ton salut arrive, parce que c’est plus facile, ça fait moins mal. Puis tu sais que c’est inutile de te battre pour ça, y’a d’autres choses qui peuvent te faire miroiter ça. Comme ce moment avec lui. C’est pas aussi intense. C’est rien par rapport à ce que tu as pu vivre dans ton rêve, mais c’est vrai. Tu peux le toucher, tu peux l’entendre, tu peux le voir, tu peux le sentir, tu peux le vivre. Il est là avec toi et c’est tout ce qui t’importe. Alors tu profite de ce moment unique, tu te laisse bercer au grès de ses envies, prête à le suivre n’important où, jusqu’au bout du monde s’il le faut. Tu te laisse faire au creux de ses bras, parce que c’est ça que tu veux. Tu deviens l’objet, docile et malléable. Tu te laisse conduire jusqu’à la scène. Tu te laisse bercer dans sa danse, ne voulant faire qu’un avec lui alors tu t’agrippe à son cou. Tu ne veux pas que quelque chose vous sépare. Tu ferme tes yeux, tu savoure cette instant, retrouvant presque l’émotion de ta nuit. Tu laisse cette douce étreinte te consumer, le feu se ravivant avec ce baiser qui vient couronner le tout. Oui c’est royal. Tu respire plus, ton coeur ne bat plus. Le temps se suspend, s’arrête, se termine. C’est l’apothéose, le big-bang dans ta chaire. Tu te consume au rythme de la danse. Tout ce qui se passe autour n’a plus aucune importance, plus aucune couleur, plus aucun son. Il n’y a que lui, que son regard, que la chaleur de son être, que le goût de ses lèvres sur les tiennes. Tu voudrais te noyer à tout jamais dans cet instant. Tu regrette le passé, parce que t’aurais voulu le trouver avant… Mais tu sais que fond de toi tout ce que tu ressens à ce moment précis, c’est avec quelqu’un d’autre que tu voudrais le vivre. Mais tu t’en moque. Tu t’enfonce dans ton égoïsme, parce pour l’instant c’est lui qui vole ton âme. C’est pour lui que tu serais prête à te sacrifier, juste pour ce qu’il te fait vivre. Tu oublis qu’il y en a un autre quelque part qui rêve aussi de toi la nuit… Tu deviens égoïste parce que tu t’accroche à cette impression de vivre à nouveau.Tu veux juste te noyer dans l’océan de son être. Tu veux te faire happer par les vague de sa tristesse, parce que tu veux la vivre avec lui. Tu veux sombrer dans l’abîme de sa tendresse, parce que c’est trop bon, trop beau… Tu reviens à toi, laissant ta rêverie de côté. Tu concentre sur lui de nouveau. Tu te love dans ses bras. T’aimerais lui dire que t’es bien avec lui, mais pas avec des mots. Alors tu relâche ton emprise sur lui, tu attrape sa main et cette fois c’est toi qui mène la danse. Tu veux aller dans un endroit plus intime, loin des regards envieux et malsains, parce que tu connais une autre façon de dire que tu sens bien, mais beaucoup plus charnelle. Alors tu fonce vers le fond du bar, là où tu sais que vous serez seul au monde. C’est glauque, mais ça aussi ça t’importe peu, parce que tu as une ardeur nouvelle qui monte à l’intérieur de toi et que tu veux la partager avec lui. Alors tu perds pas de temps et une fois à couvert tu montre ton vrai visage. Tu fonds sur lui pour l’embrasser de nouveau, mais cette fois tu oublis la douceur. Tu deviens plus envahissante, plus brutale. Tu ne sais pas où ton geste va te conduire, tu as juste envie de pouvoir t’exprimer sans retenue, sans te sentir gêner.



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